Le Festival de théâtre de rue a-t-il un avenir à Shawinigan?

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Par Bernard Lepage

Les coffres vides, au prise avec des créances et des ententes à ficeler pour l’édition 2007, le Festival de théâtre de rue de Shawinigan (FTRS) demande à la Ville de démontrer rapidement et sans équivoque son appui en reconduisant pour quatre ans leur entente prévoyant une allocation de 200 000$ par année.

«Il y a urgence!», a plaidé le président fondateur de l’événement, Yves Dolbec, flanqué de ses deux acolytes, Rémi-Pierre Paquin et Philippe Gauthier.

Suite aux bons commentaires qu’ils entendent généralement des élus à leur sujet, le trio croyait que le renouvellement de l’accord serait une formalité au lendemain de la 10e édition l’été dernier mais il semble qu’il y ait du sable dans l’engrenage à l’Hôtel de ville. «Sommes-nous les otages d’une guerre politique?», s’interroge sans y répondre Rémi-Pierre Paquin, conseiller artistique, en référence à la querelle qui oppose la mairesse à six de ses conseillers.

Plus de trois mois après sa dernière édition, le FTRS traîne encore près de 100 000$ en honoraires impayés auprès des artistes invités. «Nos créanciers sont compréhensifs mais il y a des limites», reconnaît Philippe Gauthier, directeur artistique.

Contrairement à 2003 où il menaçait de déménager ses pénates à Trois-Rivières devant le manque d’appui financier de la Ville, pas de provocation cette fois-ci soutient Yves Dolbec mais plutôt une ferme volonté de savoir si la Ville est encore intéressée à continuer sa route avec le FTRS. «On parle qu’il n’y a pas de projet porteur à Shawingan! J’estime que nous en sommes un de qualité. Le festival jouit aujourd’hui d’une excellente réputation autant auprès de nos partenaires gouvernementaux que dans les milieux artistiques. En Europe, on nous accueille comme des dieux!»

Yves Dolbec assure qu’il y aura une 11e édition en 2007 mais la réponse de la Ville déterminera si c’est à Shawinigan qu’elle aura lieu. «C’est ici qu’on veut continuer. On a bâti une collaboration formidable avec la population au fil des ans. Nous avons encore pleins d’idées pour l’avenir mais on doit sentir que notre partenaire veut encore de nous. On ne force personne à nous verser de l’argent. On demande juste à savoir où on s’en va car la programmation de 2007, c’est maintenant qu’on la négocie.»

Plus de détails dans notre prochaine mise à jour

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