Le SSM a doublé son nombre d’élèves en quatre ans

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Par Bernard Lepage
Le SSM a doublé son nombre d’élèves en quatre ans
Le directeur général Jean-Sébastien Roy dans une des salles du SSM qui a été transformé en skate parc. (Photo : L'Hebdo - Bernard Lepage)

ÉDUCATION.  La dernière porte ouverte du Séminaire Sainte-Marie (SSM) le 23 octobre dernier a confirmé ce que tout le monde se doutait : le redressement de l’unique école privée de Shawinigan est bel et bien enclenché et même plus… 

Pas moins de 40 jeunes de 5e année sont déjà inscrits en prévision de l’année scolaire 2024-2025 et il est déjà assurée qu’à l’automne 2023, les niveaux 1er, 2e et 3e secondaire démarreront avec trois classes et les 4e et 5e, avec deux.

« L’objectif, c’est d’avoir trois classes par niveau, c’est-à-dire 450 élèves », souligne Jean-Sébastien Roy qui est arrivé à la direction générale du SSM en 2018 alors que l’école comptait seulement 166 élèves, soit la moitié de ce qu’elle a actuellement.

Même si à ses belles années, plus de 700 élèves fréquentaient le SSM, Jean-Sébastien Roy ne cherche pas à en avoir autant. « On ne veut pas grossir pour grossir. On est reconnu pour l’encadrement offert aux jeunes et on veut que ça reste comme ça », affirme-t-il.

Cette augmentation des inscriptions depuis quatre ans a amené l’institution à procéder à plusieurs embauches comme six enseignants, un appariteur, un entraîneur sportif, une enseignante ressource et une responsable de la vie étudiante.

Le directeur général peut même compter cette année sur l’aide d’une adjointe, Caroline Paquet, qui agit comme directrice des services éducatifs. « Avant, je devais m’occuper de tout l’aspect pédagogique, des services aux élèves et de l’administration de l’école. Là, je peux me concentrer sur le côté business en nouant des partenariats dans la communauté », poursuit Jean-Sébastien Roy.

Le directeur général souligne qu’à son arrivée, c’est lui qui initiait les contacts avec les entreprises comme Desjardins et Cogego, mais que maintenant, c’est parfois elles qui font les premiers pas C’est ainsi que le SSM a développé récemment des projets avec Rum & Code pour la programmation informatique et Boutique Harnois pour l’entrepreneuriat et d’autres sont dans les cartons avec de nouveaux partenaires qu’il ne veut pas dévoiler pour le moment.   

Jean-Sébastien Roy participait d’ailleurs la semaine dernière au colloque sur l’innovation au Digihub avec l’objectif de rencontrer des entreprises qui voudraient collaborer au projet éducatif du SSM.  « Une étude mentionne que parmi les élèves qui entreront au 1er secondaire l’an prochain, 75% feront des métiers qui n’existent pas encore. Il faut les préparer à ça. Nous voulons enseigner des choses qui ne sont pas dans le programme scolaire », explique-t-il.

C’est ainsi que plusieurs locaux du SSM ont été transformés en laboratoire servant à développer des intérêts et compétences des élèves. Les élèves du SSM peuvent s’initier à différentes activités comme l’entrepreneuriat, la cuisine, la culture en serre, la couture, la programmation informatique, le multimédia, etc. Jean Sébastien Roy veut pour la prochaine année scolaire élargir cette offre aux nouvelles technologies comme la réalité virtuelle, la robotique, l’intelligence artificielle.

« L’idée derrière ça, c’est que le jeune ne vient pas ici juste écouter un prof qui lui apprend les math, le français et l’anglais. On est orienté vers ce qu’on appelle la pédagogie active. L’élève apprend par exemple une recette de cuisine avec un professeur qui lu parle en anglais. Les jeunes d’aujourd’hui ont plus que jamais, besoins d’être stimulé et intéressés pour mieux apprendre », termine-t-il.

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michel boisvert
michel boisvert
26 jours

Enfin quelquun qui as compris que les anciennes methods denseignement sont depassees depuis 30 ans…..bravo