Un autre petit miracle à Saint-Élie

Photo de Bernard Lepage
Par Bernard Lepage

Bien avant Fred Pellerin, l’arbre à paparmanes et la traverse des lutins, Saint-Élie-de-Caxton était connu au Québec pour sa montagne du Calvaire.

Ce lieu de pèlerinage vieux de plus d’un siècle fait l’objet depuis quelques mois de travaux de restauration majeure qui permettront dès 2013 de l’intégrer à un circuit touristique religieux régional qui sera complété par le Sanctuaire du Cap et de l’église Notre-Dame-de-la-Présentation (œuvre du peintre Ozias Leduc) à Shawinigan-Sud.

L’objectif est d’amasser 100 000$ et comme tout ce que touche Saint-Élie-de-Caxton depuis quelques années se transforme en or, tous les artisans de ce projet sont convaincus de réunir la somme d’ici la fin de l’année 2012.

Pour y arriver, la fabrique paroissiale à demander à l’un des fils du village les plus connus d’assumer la présidence d’honneur de la campagne de financement. Propriétaire des Salons funéraires Julien Philibert, Paul Philibert dit avoir accepté spontanément.

«Une façon de payer mon tribut», a déclaré l’ancien député de Trois-Rivières, en rappelant qu’adolescent, il avait circulé sur le sentier de la montagne du Calvaire à vélo alors que le ciment venait juste d’être coulé. «Une malchance formatrice que mon père s’était chargé de me rappeler.»

L’homme d’affaires se souvient que le village grouillait de pèlerins à cette époque dans les années 1950. «Il ne faut pas craindre de regarder notre passé. Notre avenir est riche de notre histoire», a-t-il complété, visiblement heureux de s’associer à cette œuvre.

Institué par le Père Frédéric, béatifié par Rome en 1988 et en attente d’être canonisé, la montagne du Calvaire comprend une petite chapelle, un tombeau datant de 1897 – déjà désigné comme monument historique par Québec – les quatorze niches et leur statue respective qui composent le chemin de croix et un grand escalier qui mène à trois grandes croix (dont la plus haute est à 33 pieds). Tout cet ensemble, ainsi que les chemins, les murets de pierres, les trottoirs et le filage électrique, seront remis à neuf d’ici l’été prochain.

Complice de la fabrique dans le projet, la municipalité et son maire André Garant songent déjà aux nombreux touristes qui se rendront sur les lieux en 2013. Il est déjà question d’une visite guidée à bord d’un autobus qui transporterait les pèlerins jusqu’au sommet de la montagne. L’année dernière, grâce à une aide financière provenant du Pacte rural de la MRC de Maskinongé, une corvée avait permis d’aménager un belvédère sécuritaire qui donne une vue imprenable sur le village.

«Le Père Frédéric doit se réjouir ce matin», a sagement résumé l’abbé Jean Arvisais, heureux de voir ses paroissiens remettre en état un site qui a été aménagé par les parents et grands-parents de nombreux Caxtoniens de souche.

Pour appuyer la campagne de financement, suivre son évolution et celle des travaux de restauration, les gens sont invités à se rendre sur le site www.stelie.sitew.com

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