Un deuxième travailleur de rue s’ajoute

Par Hugo Lemay

Le travail de rue continue de se développer à Shawinigan. Près de trois ans après que Jadi Lavergne ait commencé son action auprès des jeunes, un autre travailleur de rue commence à intervenir du côté de Grand-Mère.

Il s’agit de Olivier Huot-Daneault, un Shawiniganais détenteur d’un baccalauréat en psychoéducation de l’Université de Sherbrooke. Son action se déroulera surtout du côté de Grand-Mère, mais il viendra aussi appuyer sa consoeur à Shawinigan.

Leur rôle consiste à rejoindre les jeunes adultes là où ils se rassemblent, comme dans les parcs, les bars, etc. et les accompagner vers les ressources appropriées pour régler certains problèmes ou tout simplement devenir une personne significative.

Le projet est né en 2003 d’une initiative de la Table jeunesse de Shawinigan. C’est devenu un organisme à but non lucratif qui porte le nom évocateur de TRàSH, pour Travail de rue à Shawinigan. «Nous avons le financement nécessaire pour que Olivier soit en poste pour au moins un an. Peut-être deux», explique Tommy Champagne, président du conseil d’administration.

Pour être en mesure de s’offrir deux employés, le TRàSH doit s’assurer d’un budget annuel de 80 000$. Pour le moment, il est assuré par la ville et quelques organismes paragouvernementaux. «Il y a peu de frais rattachés, outre les salaires.» Et l’organisme est hébergé par le Carrefour jeunesse-emploi.

Les autres organismes de travail de rue de la Mauricie sont subventionnés par l’Agence de santé et de services sociaux de la Mauricie. C’est le cas dans Maskinongé, à Trois-Rivières, Cap-de-la-Madeleine et La Tuque. Le problème, c’est qu’il y a un moratoire pour les nouvelles demandes de subvention depuis quelques années dans le cadre du Programme de soutien aux organismes communautaires. Or, TRàSH n’a été dûment constitué qu’en juin 2006.

L’organisme estime à cinq le nombre de travailleurs de rue qu’il faudrait pour répondre à la demande à Shawinigan.

Jadi Lavergne estime qu’il est difficile de quantifier l’efficacité du service. «C’est très long à implanter, à créer des liens.» Elle révèle toutefois avoir rencontré 892 personnes en 2006-2007, dont 120 de moins de 18 ans au centre-ville et dans le quartier Saint-Marc/Christ-Roi. «Je savais qu’il y avait de la pauvreté à Shawinigan, mais pas à ce point-là. Et je ne parle pas juste de pauvreté matérielle», a-t-elle constaté au fil de ses sorties.

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