Un événement tragique et inexplicable pour les pompiers

Photo de Patrick Vaillancourt
Par Patrick Vaillancourt

DÉCÈS. En arrivant à la caserne d’incendie du secteur de Grand-Mère lundi matin, on pouvait sentir une ambiance de lourdeur avant que le directeur François Lelièvre et le directeur adjoint Carl Boulianne ne fassent le bilan des circonstances de la mort tragique du pompier Maxime Fournier lors du demi-marathon dimanche.

Les premières paroles des intervenants ont été pour souhaiter les sympathies à la famille, aux collègues et aux amis.

«Nous avons discuté avec ses parents dimanche soir et ils nous disaient que depuis son très jeune âge, Maxime désirait devenir pompier, souligne d’entrée de jeu François Lelièvre, directeur du Service de prévention des incendies de Shawinigan. On était content qu’il puisse vivre ce rêve, mais on aurait aimé qu’il le vive encore pendant plusieurs années. La vie a fait autrement. On veut remercier toutes les personnes qui ont fait parvenir des messages de sympathies de l’ensemble des services incendie et de la population. On demande aux médias et à la population d’être discrets avec nos gens pour qu’ils puissent vivre leur deuil.»

L’organisateur de l’événement et aussi directeur adjoint, Carl Boulianne, a relaté les circonstances de la mort du pompier de 21 ans. Il a été notamment pris en charge par des pompiers stagiaires lorsqu’il est tombé à 1 kilomètre de l’arrivée lors de la course du bonheur après avoir eu un malaise. «Les manœuvres de réanimation ont commencé sur-le-champ, une équipe volante de pompiers et d’infirmières est ensuite arrivée avec un défibrillateur, puis les ambulanciers sont rapidement arrivés. Tous les gestes qui ont été posés ont été faits à temps et de la bonne façon. J’ai une pensée pour tous les bénévoles, tous les coureurs et tous les gens qui ont vécu de près ou de loin la situation et je remercie tout le monde pour le soutien.»

L’événement est survenu à la fin du demi-marathon et ce sont des gens de la Ville de Shawinigan et les bénévoles qui ont assuré le déroulement, puisque tous les pompiers ont été pris à l’écart pour recevoir du soutien psychologique.

Pour le moment, il est trop tôt pour confirmer si la course sera de retour l’an prochain et si une partie honorifique sera mise de l’avant à la mémoire de Maxime Fournier. Ce dernier avait déjà couru un demi-marathon et s’entraînait régulièrement.

«Le moral de l’équipe est atteint puisque c’est difficile à comprendre. On parle entre nous, mais nous vivons un deuil», affirme M. Lelièvre.

Le drapeau de la Ville de Shawinigan a été mis en berne à la caserne de Grand-Mère, et un autocollant sera apposé sur les casques des pompiers.

Des hommages

Carl Boulianne portait plusieurs chapeaux, celui d’organisateur, de directeur adjoint, et d’ami. «Je me suis retiré de l’organisation lorsque j’ai appris le décès. Ce qui est difficile, le demi-marathon est un gros stress parce qu’on sait que 1200 personnes veulent venir s’amuser en courant. Ça, c’est un chapeau. J’ai celui de directeur adjoint, c’est ma gang, c’est un de mes pompiers! C’est difficile. Hormis le pompier qui est par terre en arrêt respiratoire, Maxime c’était un bon collègue de travail, avec qui on jasait et qu’on avait du fun, qui était respectueux et aimé. Ça fait beaucoup de choses à gérer en même temps et ce n’est pas nécessairement évident. C’est un gars qui était sobre dans ses mots et ses actions. Il était apprécié de tous.»

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