Un nouvel appareil de médecine nucléaire au CHAUR

Daniel Birru dbirru@lechodemaskinonge.ca

Un nouvel appareil de médecine nucléaire au CHAUR
L'annonce officielle d'un nouvel appareil de médecine nucléaire a été faite au CHAUR de Trois-Rivières, vendredi, en compagnie de Jean Boulet et de Normand Laurin. (Photo : Daniel Birru)

TROIS-RIVIÈRES. Le ministre responsable de la région de la Mauricie et député de Trois-Rivières Jean Boulet a participé vendredi dernier à l’inauguration officielle du nouvel appareil de médecine nucléaire de tomographie par émissions de positrons (TEP) au Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières (CHAUR).

Il s’agit d’un appareil unique en son genre au Canada, et l’un des rares en Amérique du Nord. Le but premier du TEP permettra d’obtenir un diagnostic bien plus précis et précoce à l’égard de la détection de traces d’infections, de démence ou de différents types de cancer.

Comme l’explique M. Boulet, cet appareil conçu à la fine pointe de la technologie va faciliter un plus grand accompagnement et un meilleur traitement des patients. Il est offert à la disposition des usagers depuis juin 2021, et a été acquis par le ministère de la Santé au coût de 3,3 millions$.

« Depuis son implantation en juin dernier, le TEP a déjà contribué à abaisser de façon considérable les délais d’attente. Et le temps moyen d’intervention, comparativement à avant juin 2021, c’est le double des examens qu’on a été en mesure d’effectuer, avec le même nombre de travailleurs. Donc jusqu’à 25 patients par jour, comparativement à 13, avec l’ancien appareil, » a dit le ministre lors d’une allocution.

« On est fiers de dire qu’en matière de soins, on a augmenté notre efficacité, et plus vite le diagnostic est posé, plus vite les soins et les traitements sont entrepris, ce qui nous mène à avoir des taux de succès supérieurs, » dit Jean Boulet.

M. Boulet a davantage mentionné qu’il s’agissait d’une avancée fantastique pour la région de la Mauricie. De son côté, Annie Robitaille, directrice des services multidisciplinaires du CIUSSS-MCQ, se réjouit des retombées positives quant au recrutement et à la rétention du personnel dans la région que ce nouvel équipement apportera, ce qui aidera à combler la pénurie de main d’œuvre criante dans la région.

« Depuis les quatre dernières années, nous vivons un défi de main d’œuvre et un manque de technologues en médecine nucléaire non seulement en Mauricie et au Centre-du-Québec, mais dans l’ensemble du Québec. […] Je remercie donc le Dr Normand Laurin, le Dr Dominic Tremblay, les gestionnaires, les technologues et tout le personnel du département de médecine nucléaire pour tout le travail accompli et le dévouement, » a déclaré Annie Robitaille.

Le député de Trois-Rivières n’a pas voulu préciser si de nouvelles procédures étaient présentement entreprises pour prévoir de la formation en médecine nucléaire sur place, au CHAUR. Il soutien que c’est un dossier qui l’interpelle beaucoup, et qu’il annoncera ses intentions avec le Dr Laurin dès l’aboutissement des prévisions. Selon lui, la pénurie de main d’œuvre dans ce secteur en est une à répondre dans les meilleurs délais possibles.

« Il faut d’abord mentionner que cet appareil-là est un facteur attractif et de rétention. On est rendus maintenant avec huit nucléiste. Et pour attirer des technologues en radiologie médicale, c’est aussi un atout. Pour la formation, j’ai eu des discussions avec le docteur Laurin récemment, et on est en train de travailler sur un plan d’action : il faut s’assurer qu’on soit en mesure d’avoir des technologues à Trois-Rivières pour pouvoir répondre à ce déficit de main d’œuvre qui est vraiment crucial pour la qualité des soins en médecine nucléaire, » a rappelé Jean Boulet.

Normand Laurin, président de l’Association des médecins-spécialiste en médecine nucléaire du Québec, estime pour sa part que l’arrivée de la tomographie par émissions de positrons a changé la façon de pratiquer la médecine nucléaire tout en remplaçant un appareil utilisé depuis 2008, et ce de manière « extraordinaire ». Sa rapidité, son efficacité, sa disponibilité et son accès à l’ensemble de la population du territoire sera gagnant à l’échelle régionale et supra-régionale dans le domaine de la médecine nucléaire, dans la mesure où le centre dessert également la population d’une partie de la Lanaudière et une partie de la Montérégie.

Normand Laurin souligne aussi le travail qu’a apporté le gouvernement du Québec dans l’expansion de la médecine nucléaire, mentionnant que si le Québec est la province la plus développée au pays dans ce domaine, c’est grâce au gouvernement.

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