Une campagne de développement pour France Lavigne

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Par Bernard Lepage
Une campagne de développement pour France Lavigne
Militante de longue date tant au niveau municipal que provincial, France Lavigne est pour la première fois candidate dans une élection. «C'est plus exigeant. Le téléphone commence à sonner tôt et jusque tard en soirée. Quand il y a un problème, c'est moi qu'on appelle mais ça fait partie du jeu.» (Photo : L'Hebdo - Bernard Lepage)

ÉLECTIONS.  Terminée l’époque où Québec Solidaire (QS) menait ses campagnes dans le but de se faire connaître de l’électorat. Avec France Lavigne comme candidate, la formation de gauche se présente maintenant comme une alternative crédible pour gouverner le Québec et avoir une députée dans Laviolette – Saint-Maurice. 

« J’ai participé à toutes les campagnes de QS depuis 2008 dans le comté et notre stratégie a toujours été basée sur la visibilité. Cette année, pour la première fois, on fait une campagne de développement en partant du fait que je suis déjà connu dans le milieu. On est maintenant rendu à développer nos idées sur le terrain », explique la militante bien connue pour son engagement pour la défense des droits des femmes et du milieu communautaire.

France Lavigne estime que la bonne campagne menée au niveau national par son chef Gabriel Nadeau-Dubois lui apporte de l’eau au moulin au niveau local. « Québec Solidaire il y a quatre ans et Québec Solidaire aujourd’hui, la perception des électeurs n’est plus la même, explique-t-elle. Les gens que je rencontre me disent que le jeune est rafraîchissant, qu’il avance de nouvelles idées. »  La candidate solidaire souligne que mine de rien, son parti fondé en 2006 a plus de vécu que la CAQ ou encore de la nouvelle version du Parti Conservateur d’Éric Duhaime.

Santé et transport en commun

Au niveau local, France Lavigne entend, si elle est élue, travailler sur deux priorités : l’amélioration des systèmes de santé et du transport en commun dans la région. « En santé, il faut mettre en place des services de proximité en réactivant la mission originale des CLSC quand ils ont été créés. Présentement, on se retrouve devant une grosse structure impersonnelle. Les patients ne savent plus où s’adresser. Ça fait huit ans qu’on nous promet des médecins de famille pour tous les Québécois. Les CLSC étaient à l’origine des cliniques de proximité, mais ils n’ont jamais été développés à leur juste mesure », déplore-t-elle.

En ce qui a trait au transport en commun, la candidate solidaire souligne que l’amélioration du réseau se justifie autant par la question de l’urgence climatique que par des questions pratiques. « Avant que le service de dialyse ne soit mis en place à La Tuque, les patient de la Haute-Maurice devaient venir avec un accompagnateur à Trois-Rivières trois fois par semaine. Les Attikameks qui étudient à Trois-Rivières, ils habitent souvent à Shawinigan parce que les logements coûtent moins cher. Alors si on veut inciter les gens à moins utiliser l’auto en solo, il faut que les solutions soient intéressantes et c’est ce que nous proposons. » Un meilleur service de transport en commun dans la région est d’autant plus pertinent que le comté de Laviolette – Saint-Maurice est le 2e en importance au Québec en terme de superficie rappelle-t-elle.

Celle qui a œuvré au sein du Centre de femmes de Shawinigan durant près de trente ans souligne qu’avec le CAQ au pouvoir, le développement social régional a fait un pas en arrière. « Le Consortium en développement social de la Mauricie avait travaillé sur les questions des logements sociaux, du logement abordable, du transport interrégional. Tous ces dossiers sont au point mort, on n’en entend plus parler », dénonce France Lavigne.

Et à ceux qui reproche à Québec Solidaire de tout vouloir nationaliser, la candidate dans Laviolette – Saint-Maurice l’assume pleinement. « Chez les solidaires, ça fait longtemps qu’on voit l’importance du gouvernement dans l’économie. La privatisation du système de santé, ça amène des coûts supplémentaires. Actuellement, la CAQ encourage l’appauvrissement du réseau public au bénéfice de l’entreprise privée. Où vous pensez que les cliniques privées vont chercher leurs infirmières si ce n’est dans le réseau public », conclut France Lavigne.

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