AddÉnergie doublera sa capacité de production

TRANSPORT. AddÉnergie démarrera d’ici la fin de l’été une seconde unité de production de bornes de recharge de véhicules électriques sur le boulevard Royal, à  Shawinigan.

L’opérateur du réseau de recharge FLO veut ainsi faire passer sa capacité de production de 13 500 bornes qu’elle était en 2020 à 20 000 cette année et à terme, à 30 000 bornes annuellement lorsque les deux usines seront pleinement opérationnelles.

Le président et chef de la direction d’AddÉnergie, Louis Tremblay, était à Shawinigan mardi pour en faire l’annonce devant les 50 employés de l’usine située dans le Technoparc, sur la rue Burill. Cette deuxième unité de production entraînera la création à court terme d’une quinzaine d’emplois supplémentaires et autant d’ici deux ans, ce qui portera le nombre de travailleurs de l’entreprise à 80.

C’est l’expansion du réseau FLO autant au Canada qu’aux États-Unis qui oblige le manufacturier à augmenter sa capacité de production. Pas plus tard qu’au début du mois de mai dernier, l’entreprise annonçait le déploiement de 120 bonnes dans la Ville de New York.

«L’électrification des transports c’est maintenant rendu un phénomène de masse», a expliqué Louis Tremblay. Le Québec compte par exemple actuellement 100 000 véhicules électriques ou hybrides sur les routes mais le gouvernement Legault estime qu’on en dénombrera 1,5 million d’ici 2035, surtout que la vente de véhicules neufs alimentés à l’essence sera interdite à compter de 2030.

Située au 5642, boulevard Royal, la nouvelle usine de 26 000 pieds carrés est un immeuble récemment acquis par la Société de développement de Shawinigan. Propriété de l’ex-député fédéral de Trois-Rivières, Pierre H. Vincent, il abritait jusqu’en février 2020 du matériel médical appartenant à Santé Canada.

Avec l’aménagement d’une seconde unité de production, AddÉnergie passera d’une capacité de 13 500 bornes de recharge par année à près de 30 000. Une trentaine d’emplois devrait être créée à terme.

Présent lors de l’annonce, Michel Angers a souligné que cette nouvelle constituait un baume sur une plaie encore ouverte en référence au dossier Nemaska. «Quand AddÉnergie s’est implantée à Shawinigan il y a sept ans, nous étions loin d’imaginer la croissance qu’elle connaît aujourd’hui», s’est rappelé le maire de Shawinigan.

Au côté de la députée de Laviolette – Saint-Maurice, il en a profité pour réitérer la demande de la Ville de Shawinigan d’être consacrée par Québec comme la zone d’innovation en électrification des transports et de la mobilité durable. Marie-Louise Tardif ne s’est pas défilée et a commenté le départ de Nemaska pour la première fois devant les journalistes.

«La décision ne me convenait pas comme députée mais c’était une décision rationnelle et non politique. Nous travaillons et nous avions déjà commencé pour avoir une zone d’innovation ici à  Shawinigan qui serait justement basé sur les batteries. (…) On a une entreprise qui ne s’est pas installée ici mais je vous dis qu’on va grafigner pour en avoir d’autres. Et on travaille déjà sur le dossier», a-t-elle promis.  À cet effet, le maire Michel Angers a d’ailleurs souligné que la députée travaillait de concert avec la Ville sur ce dossier.