Christine Fréchette confirme sa candidature à Trois-Rivières
La première ministre et cheffe de la Coalition Avenir Québec, Christine Fréchette, a choisi de se présenter dans la circonscription de Trois-Rivières aux prochaines élections provinciales, plutôt que dans sa circonscription actuelle de Sanguinet.
Elle en a fait l’annonce devant des partisans jeudi en avant-midi, au centre-ville de Trois-Rivières. Revenir dans sa région natale est une façon pour elle de « boucler la boucle ».
« Aujourd’hui, je fais le choix de mettre toute mon énergie, toute mon expérience et ma détermination au service des gens de Trois-Rivières. Parce que je crois en notre ville. Je crois en sa capacité d’innover, sa capacité de créer, d’attirer et de rayonner », a lancé l’actuelle première ministre et députée de Sanguinet.
« C’est ici que j’ai appris que l’engagement peut changer les choses. C’est ici que j’ai grandi, que j’ai appris à aimer le Québec, notre identité, notre langue, notre culture. Il y a quelque chose de profondément significatif dans le fait de revenir là où tout a commencé. »
Le député de Trois-Rivières et ministre du Travail, Jean Boulet, a annoncé récemment qu’il ne briguerait pas un troisième mandat. La machine à rumeurs avait alors commencé à s’emballer en évoquant une potentielle candidature de la première ministre à Trois-Rivières.
« Le départ du ministre Boulet de la circonscription de Trois-Rivières m’a fait réfléchir. Je suis enracinée ici, je suis née ici, j’ai grandi ici. Bref, c’est la ville qui m’a façonnée le plus. Lorsque Jean m’a approché, la réflexion s’est entamée », a-t-elle précisé.
« Tu connais cette ville, ses forces, son caractère et surtout son potentiel », a pour sa part ajouté Jean Boulet. « Christine a démontré au cours des dernières années qu’elle savait prendre des décisions difficiles, rassembler les gens et faire avancer des dossiers complexes. Elle connaît l’économie du Québec. Elle comprend les réalités de nos régions. Elle sait que la Mauricie doit occuper une place centrale dans l’avenir économique et aussi l’avenir énergétique du Québec. Je sais qu’elle saura être une voix forte pour Trois-Rivières. »
La première ministre a tenu à remercier les gens de son actuelle circonscription, affirmant continuer d’avoir « un grand attachement et une grande attention » pour Sanguinet.
« Malheureusement, on ne peut pas se présenter simultanément dans deux comtés. »
Dans son discours, Christine Fréchette a rappelé que le contexte mondial incertain dans lequel le Québec évolue est un incitatif à « se rassembler pour bâtir l’avenir du Québec ».
« Quand je regarde ce que propose Paul Saint-Pierre Plamondon du Parti québécois, je suis très inquiète, parce qu’ils ont comme seule obsession de tenir un référendum à tout prix, coûte que coûte. Tenir un référendum, ça veut dire inviter les Québécois à reculer 30 ans en arrière, avec les mêmes chicanes référendaires. »
Même s’il ne s’agit pas nécessairement d’un dossier local, Christine Fréchette nomme la santé comme l’une de ses priorités. Elle se réjouit du déploiement du Dossier santé numérique dans la région, qu’elle qualifie d’un « bon pas en avant pour l’accès aux soins de santé. »
La cheffe de la CAQ affirme également avoir interpellé le ministre Carmant au sujet de l’itinérance, dont elle a remarqué la hausse au centre-ville de Trois-Rivières, notamment.
