Faillite de 2,3 millions$ pour Escaparium de l’Énergie
AFFAIRES. Moins de deux ans après son ouverture, Jeu d’évasion Escaparium de l’Énergie à Shawinigan dépose son bilan et déclare faillite avec des créances totalisant 2 317 569$.
Dans l’avis de faillite daté du 7 avril et disponible sur le site du syndic en insolvabilité Raymond Chabot, il est indiqué Mauvais résultats financiers (Contexte économique difficile) pour justifier la fermeture des livres.
Le principal créancier et perdant dans cette faillite est François Lacombe avec un montant de 1 943 069$. Le résident de Laval est le père de Thierry Lacombe, le co-propriétaire jusqu’à récemment d’Escaparium de l’Énergie avec son ex-conjointe, Véronique Raymond.
Le seul créancier garanti est la SADC Shawinigan qui avait consenti un prêt de 300 000$ au couple d’entrepreneurs. Un montant de 8 638$ en salaires et vacances dû à des employés aura un statut privilégié et prioritaire lors de la liquidation des actifs. Une première assemblée des créanciers se tiendra ce jeudi 23 avril en vidéoconférence.
Une aventure en montagne russe
Avant son ouverture en mai 2024, Jeu d’évasion Escaparium de l’Énergie avait déjà dû faire face à de nombreux vents de face. Ses promoteurs, Thierry Lacombe et Véronique Raymond, avaient acquis l’ancien presbytère Saint-Marc en décembre 2019… soit trois mois avant le début de la pandémie qui a entraîné, comme on se le rappelle, une inflation galopante.
En mai 2020, lors d’une entrevue avec L’Hebdo, il était alors question d’un projet de 1,5 million$ avec une ouverture au printemps 2021. En novembre 2023, un autre de nos reportages évoquait un report de l’ouverture au printemps 2024 et il était plutôt alors question d’un investissement de 2,5 millions$.
Véronique Raymond a vendu ses parts en août 2024, à un moment où “il n’y avait aucun compte en souffrance, ni de salaire impayé”, précise-t-elle.
Dans un échange sur Messenger avec L’Hebdo, Thierry Lacombe a bien voulu revenir sur la triste fin de cette aventure. “L’achalandage du premier jeu était au-delà de nos attentes et le deuxième, qui représentait un investissement de 500 000$, était complété à 80% en plus d’un jeu de société grandeur nature. Mais nous avons rénové un immeuble fait pour 8 jeux et nous n’avions pas les liquidités pour continuer d’investir tout en continuant de rembourser nos dettes avec seulement un ou deux jeux. Dans le domaine de l’évasion, trois jeux sont nécessaires rapidement pour entrer dans les dépenses tous les mois, et nous avions de gros frais imprévus comme ceux reliés à la COVID ou à ma séparation avec mon associée de départ.”, écrit le concepteur du jeu qui croit encore qu’un repreneur potentiel pourrait surgir d’ici les prochains mois. Notons que le premier et seul jeu d’Escaparium de l’Énergie, La famille, avait recueilli d’excellents commentaires auprès des amateurs de jeux d’évasion.
Sur sa page Facebook où il était mentionné Fermeture temporaire depuis quelque temps, Escaparium de l’Énergie a été très peu actif ces derniers mois sauf lors d’une dernière publication le 1er avril dernier, six jours avant la faillite, avec la mention : Les travaux sont terminés. La famille offre maintenant une portion sous-marine.
Créanciers
- François Lacombe 1 943 069$
- SADC Shawinigan 300 000$ (garanti)
- Ministère du Revenu du Québec 27 900$
- Hydro-Québec 13 862$
- Salaires et vacances 8 639$
- Gendron Assurances 5 179$
- Technic Alarme 4 898$
- JFX Studio 4816$
- Restaurant Rouge Vin 3 380$
- Services Matrec 2 804$
- Banque Royale du Canada 1 998$
- Banque Royale du Canada 625$
- Bell Canada 400$
