FitClub Shawi: un projet porté par deux mères entrepreneures
AFFAIRES. Le FitClub Shawi franchit une nouvelle étape avec l’ouverture récente de son local permanent, situé sur la rue des Bâtisseurs, dans le secteur Grand-Mère. Derrière ce projet entrepreneurial, deux mères et entraîneuses certifiées, Josiane Landry et Jade Arseneault-Monette, désirent offrir un espace d’entraînement accessible, inclusif et adapté à la réalité des familles de Shawinigan.
Par Fatoumata Dapa / fdapa@lechodelatuque.com
Après plusieurs mois à offrir des entraînements dans des salles communautaires, Josiane Landry et Jade Arseneault-Monette concrétisent leur projet avec l’ouverture officielle du FitClub Shawi. Depuis l’été dernier, les deux copropriétaires proposaient un cours hebdomadaire dans différents locaux temporaires. L’engouement observé au fil des sessions a rapidement confirmé l’intérêt pour une formule axée sur l’entraînement en groupe dans un environnement sans jugement.
“On donnait un cours par semaine le jeudi soir dans des salles communautaires. Puis, il y a comme un très gros engouement qui s’est créé à partir de janvier”, explique Josiane Landry.
Le nouveau local permettra d’élargir l’offre et de stabiliser les opérations. Pour les copropriétaires, cette installation permanente répond aussi à un besoin concret observé auprès des participantes, notamment chez les mères ayant peu d’options pour concilier entraînement et responsabilités familiales.
“Ce qu’on voulait, c’est vraiment pouvoir proposer des entraînements de groupe aux femmes où il n’y a aucun jugement, où c’est 100 % de la motivation, du plaisir, on rit, et où les enfants sont les bienvenus”, précise Mme Landry.
Un coin dédié aux enfants a d’ailleurs été aménagé afin de permettre aux participantes de s’entraîner tout en gardant leurs jeunes à proximité.
Un projet entrepreneurial porté par deux familles
Le projet s’inscrit dans une démarche entrepreneuriale réfléchie, amorcée dans le but d’atteindre une plus grande autonomie professionnelle et une meilleure conciliation travail-famille.
“Notre but, c’était de pouvoir devenir travailleuses autonomes, d’avoir vraiment notre indépendance, notre liberté financière pour pouvoir passer plus de temps avec nos enfants”, souligne Josiane Landry.
Les deux femmes, toutes deux mères de jeunes enfants, ont rapidement constaté que leurs forces respectives facilitaient la mise en œuvre du projet.
“C’est ça qui est beau avec moi et Josiane. On se complète tellement parce que les forces de l’une sont les faiblesses de l’autre”, affirme Jade Arseneault-Monette.
L’ouverture du local s’est faite à un rythme soutenu. En l’espace de quelques semaines, elles ont trouvé le local, officialisé leurs démarches administratives et lancé les travaux d’aménagement. “On a trouvé l’annonce et ça a été comme un coup de cœur. C’était vraiment trop aligné pour dire qu’on attendait à septembre et qu’on risquait de perdre ce local-là”, raconte Mme Arseneault-Monette.
Une croissance progressive et réaliste
L’investissement initial pour lancer le projet est estimé entre 7 000 $ et 10 000 $, une somme que les copropriétaires jugent raisonnable dans le contexte local.
“La première année, ça va être beaucoup de réinvestissement. Mais on sait que ça va être payé vraiment rapidement”, indique Mme Landry.
La programmation s’élargira progressivement à l’automne. Parmi les activités envisagées figurent des cours de groupe variés, dont des séances mère-bébé et des entraînements courts destinés aux travailleurs durant l’heure du dîner.
“On veut répondre aux besoins, donc on ne veut pas créer un cours et que personne ne s’y reconnaisse. On va tâter le terrain avant tout”, explique Mme Landry.
Au-delà de l’entraînement physique, les copropriétaires souhaitent développer un environnement axé sur la communauté et le bien-être global. “Si tu y crois profondément, de tout ton cœur et de tout ton être à ton projet, ça va fonctionner “, affirme Jade Arseneault-Monette, en évoquant l’importance du développement personnel dans leur parcours entrepreneurial.
