Guy Veillette lance sa campagne et promet d’être “fonctionnel dès le jour 1”

POLITIQUE.  C’est au parc des Papetiers, à la marina du secteur Grand-Mère, que le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Laviolette-Saint-Maurice, Guy Veillette, a officiellement lancé sa campagne électorale lundi. Entouré de bénévoles et de candidats caquistes de la région, l’ancien journaliste et attaché politique a présenté ses principales priorités pour les prochaines semaines.

Le choix du lieu était significatif pour M. Veillette, qui considère le secteur de l’ancienne usine Laurentide comme un exemple du potentiel de développement de Shawinigan.

“Nous sommes dans un coin qui possède un immense potentiel de développement économique et touristique à Shawinigan”, a-t-il déclaré, soulignant notamment la présence de la rivière Saint-Maurice, qu’il qualifie de “colonne vertébrale de la Mauricie”.

Le candidat rappelle que le gouvernement du Québec a déjà investi 4,6 millions de dollars afin d’aider la Ville à redonner une nouvelle vie au site de l’ancienne Laurentide.

L’expérience comme principal atout

Guy Veillette entend miser sur ses 30 années en journalisme et ses six années comme attaché politique pour convaincre les électeurs.

Il affirme avoir acquis une connaissance approfondie des dossiers locaux et régionaux et surtout des rouages gouvernementaux. Il cite ses échanges réguliers avec différents ministères, organismes et institutions publiques.

“Je connais très bien le fonctionnement d’un bureau de comté. Je connais les attentes”, affirme-t-il.

Son objectif est donc d’être rapidement opérationnel s’il est élu.

“En devenant votre député le 5 octobre, je serai fonctionnel dès le jour 1”, soutient-il.

Développement économique et foresterie

Le développement économique arrive au premier plan de ses priorités, autant à Shawinigan qu’à La Tuque.

Veillette souhaite travailler étroitement avec les élus municipaux afin de faire avancer les projets et améliorer la qualité de vie dans les différentes communautés de la circonscription.

L’industrie forestière occupe également une place importante dans son discours. Il entend notamment suivre de près le projet pilote sur l’harmonisation des usages de la forêt mené dans le nord du comté.

À La Tuque, il dit avoir déjà rencontré les élus municipaux pour connaître leurs priorités, notamment l’entretien des chemins forestiers et la centrale Manouane-Sipi.

“C’est comme deux comtés dans un”, reconnaît-il, en référence aux réalités différentes entre Shawinigan et La Tuque.

PME, innovation et logement

Dans le contexte de la guerre tarifaire avec les États-Unis, le soutien aux PME constitue également une priorité pour le candidat caquiste.

Il rappelle par ailleurs l’investissement annoncé de 20 millions de dollars pour la création de l’Espace MCS Plus au Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, un projet auquel participent notamment des partenaires régionaux comme le CNETE de Shawinigan.

Le logement abordable, l’itinérance et le financement des organismes communautaires font aussi partie des enjeux qu’il souhaite défendre. Guy Veillette rappelle avoir siégé au comité Habitation du regroupement Complice à Shawinigan et affirme vouloir demeurer un allié du milieu.

Le coût de la vie

Le coût de la vie figure également parmi les préoccupations entendues sur le terrain.

“Deux sur trois, ils nous parlent du coût de la vie”, affirme-t-il.

Il défend notamment les mesures annoncées par la CAQ concernant le droit d’immatriculation, certains produits d’épicerie et le stationnement dans les hôpitaux, tout en laissant entendre que d’autres annonces suivront durant la campagne.

Une décision qui s’est dessinée après le départ de Marie-Louise Tardif

La décision de Marie-Louise Tardif de ne pas solliciter un troisième mandat a finalement amené Guy Veillette à réfléchir sérieusement à une candidature.

Après en avoir discuté avec sa conjointe, Marie-Josée, il a décidé de se lancer.

“Je pense que je possède ces qualités-là et que je peux offrir mes services à la population”, explique-t-il.

L’ancien journaliste affirme que ses six années comme attaché politique lui ont permis de découvrir le travail d’un député de l’intérieur et de se sentir prêt à relever le défi.