“Il n’y a rien de pire que de demander à la Ville!” -Yves Lévesque
SHAWINIGAN. Deux ans après avoir remporté le concours du budget citoyen de Shawinigan avec son projet de surface de dek hockey au parc de la Rivière-Noire, dans le secteur de Saint-Georges-de-Champlain, la citoyenne Marie-Ève Bergeron a profité de la séance publique du conseil municipal de juin pour réclamer la réalisation des aménagements complémentaires qui avaient été annoncés lors de l’implantation de l’infrastructure.
Prenant la parole durant la période de questions, Mme Bergeron a rappelé avoir consacré plusieurs mois à la préparation du projet qui avait finalement été choisi par la population dans le cadre du budget participatif de 2023.
Si elle se dit satisfaite de la qualité de la surface de jeu, elle estime toutefois que le projet demeure incomplet.
“La surface a été installée et elle est très belle. Je vous invite à aller jouer au dek hockey. Mais tout le reste que la Ville avait promis, il n’y a rien qui a été fait”, a-t-elle affirmé.
Selon elle, les utilisateurs ont dû composer pendant près de deux ans avec l’absence de plusieurs équipements de base. Une toilette chimique a finalement été installée récemment, mais les joueurs n’ont toujours pas accès à certaines installations jugées essentielles.
“Les gens viennent jouer deux ou trois heures. Il n’y a pas de buvette, pas de poubelle, pas d’endroit pour ranger l’équipement. Les enfants viennent et il manque plusieurs services”, a-t-elle souligné.
Mme Bergeron a également demandé un échéancier clair pour la réalisation des éléments manquants.
Le maire Yves Lévesque a reconnu la problématique et y a vu un exemple des défis associés aux budgets participatifs.
“Quand on fait un budget participatif, il faut aussi penser aux dépenses qui viennent autour du projet. Si on accepte un équipement, il faut prévoir les aménagements nécessaires. Sinon, ça n’a pas de bon sens”, a-t-il indiqué.
Le conseiller municipal de Saint-Georges-de-Champlain, Louis-Jean Garceau, a pour sa part confirmé que plusieurs demandes avaient été effectuées auprès des services municipaux afin de compléter le dossier.
“On n’a pas lâché. La toilette est arrivée cette semaine et, dans les prochaines semaines, on va avoir tout le reste qui a été demandé”, a-t-il assuré.
Le conseiller a toutefois précisé qu’une estrade permanente, réclamée par les usagers et les parents qui assistent aux matchs, devra vraisemblablement attendre à l’année prochaine en raison des contraintes budgétaires.
“Ce que je déplore, comme vous, c’est le délai de A à Z pour que tout ça soit réalisé”, a-t-il ajouté.
Au-delà des infrastructures, Marie-Ève Bergeron a aussi dénoncé les refus répétés reçus de la part du Service des loisirs lorsqu’elle a tenté d’organiser des activités communautaires visant à faire connaître la surface de dek hockey.
La citoyenne affirme avoir proposé à plusieurs reprises la tenue de ligues amicales, de journées d’initiation ou encore d’événements spéciaux, sans succès.
“Ça fait trois fois que je demande de pouvoir organiser des activités. Même une simple journée communautaire a été refusée”, a-t-elle expliqué.
Surpris par la situation, le maire Lévesque a remis en question la pertinence d’empêcher l’organisation ponctuelle d’une activité citoyenne sur une infrastructure publique destinée à la population.
“C’est un équipement qui a été créé pour être utilisé. Si vous voulez organiser une journée d’activité familiale, faites-la. Il n’y a rien de pire que de demander à la Ville!””, a-t-il lancé.
L’échange a suscité quelques rires dans la salle lorsque le maire a suggéré à Mme Bergeron d’installer simplement son affiche promotionnelle et de tenir son événement, malgré les refus administratifs obtenus jusqu’ici.
La fête aura lieu ce samedi.
