Julie Dubois écrira le nouveau chapitre du Centre Roland-Bertrand

SOLIDARITÉ. Après un passage d’une douzaine d’années dans la région de Québec à défendre les droits des personnes de la diversité sexuelle et à venir en aide aux enfants aux prises avec un trouble du développement du langage, c’est dans son patelin à Shawinigan que Julie Dubois entreprend un nouveau chapitre de sa carrière professionnelle.

Le 24 août dernier, elle a débuté son nouveau mandat comme directrice générale du Centre Roland-Bertrand, succédant ainsi à Frédéric Trudelle qui avait occupé ce poste durant près de 20 ans.

« C’était un pilier ici et on commence dans ce contexte avec un peu de crainte, mais j’ai été accueillie à bras ouverts à mon arrivée. Franchement, c’est vraiment une belle équipe et je me trouve privilégiée d’avoir eu le poste ici », raconte celle qui dirige une équipe de près d’une soixantaine d’employés et bénévoles.

Ayant travaillé durant plusieurs années à défendre l’inclusion et la diversité des minorités, Julie Dubois compte implanter ces concepts au Centre Roland-Bertrand, même si de son propre avis, l’organisme a déjà un bout de chemin de fait à ce niveau.

« L’inclusion et la diversité, ça fait partie de mon ADN. C’est mon cheval de bataille depuis toujours, mais ce qui m’a frappé à mon arrivée ici, c’est à quel point tout le monde est accueillie sans jugement. J’ai vu toute la dignité et tout le respect que les employés et le centre ont pour les gens de Shawinigan et la communauté. »

Sur une note plus personnelle, Julie Dubois rappelle qu’elle avait elle-même eu recours aux services du Centre Roland-Bertrand dans le passé. « En tant que fille mère, j’ai eu besoin du centre il y a une trentaine d’années. Aujourd’hui, c’est comme si j’avais l’impression de redonner au suivant en occupant ce poste. C’est comme si je bouclais la boucle avec ce retour aux sources », confie-t-elle.

La nouvelle directrice générale arrive en poste à Shawinigan qui a été l’épicentre du mouvement Communautaire à boutte qui a déferlé partout en province dans les derniers mois. « J’ai toujours eu un côté revendicateur, mobilisateur et rassembleur. Dans ce contexte, je suis fier que le mouvement soit parti d’ici. Les gens ne réalisent pas à quel point, sans le communautaire, la société aurait beaucoup plus de difficulté. C’est quand on est au plus bas qu’on réalise qu’on a besoin du communautaire. »

Parmi ses projets prioritaires, Julie Dubois travaille présentement sur le dossier de la rénovation du refuge du centre sur la 4e rue de la Pointe. « La sécurité des femmes, c’est quelque chose de super important pour moi. Je réfléchis à une façon de le rendre sécuritaire pour les femmes. Ça va rester un refuge mixte, mais l’idée, ça serait d’avoir un espace plus sécuritaire pour les femmes et les communautés LGBTQ. »

La rentrée automnale au Centre Roland-Bertrand est aussi synonyme des préparatifs en vue de la campagne des paniers de Noël. « C’est une grosse saison ici et j’ai beaucoup de choses à apprendre dans les prochaines semaines avec notre traditionnel encan et la Guignolée des médias », conclut la Shawiniganaise.