Le SANA lance sa 6e campagne «Shawinigan, carrément PANDA!»

DIVERSITÉ CULTURELLE. Le Service d’accueil des nouveaux arrivants (SANA) de Shawinigan a lancé jeudi sa 6e campagne annuelle de sensibilisation à la diversité culturelle, «Shawinigan, carrément PANDA!».

Pandémie oblige, l’organisme voué à faciliter l’intégration des personnes en provenance d’une autre ville ou d’un autre pays a dû user de créativité pour donner le coup d’envoi de son exposition photo «Shawi, c’est tout un monde!».

PANDA : Population Accueillante des Nouveaux Arrivants D’ici et d’Ailleurs

Cette exposition met en lumière le parcours de 15 personnes ou familles immigrantes issues de huit nationalités. Pour l’occasion, toute l’équipe a, dans le respect des consignes sanitaires, déambulé à travers la ville avec un autobus arborant les photos de l’exposition afin de distribuer aux participants un repas faisant honneur à la diversité culturelle.

«Nous souhaitions faire un lancement festif malgré le contexte actuel, se réjouit Marie-Claude Brûlé, directrice du SANA. Nous souhaitions remercier personnellement nos nouveaux arrivants d’avoir choisi Shawinigan comme milieu de vie.»

Lors de sa tournée, l’équipe, accompagnée du maire de Shawinigan Michel Angers, en a profité pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux arrivants participants, leur présenter l’exposition, tout en procédant à la distribution d’un repas composé d’une spécialité libanaise, préparée par Taouk Santé, et d’un dessert traditionnel québécois, soit le pouding chômeur, préparé par la pâtisserie Le Palais.

Une exposition à l’image de 2020

Campagne «Shawinigan, carrément PANDA!»

Originaires du Maroc, de l’île de La Réunion, du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la France, de la Tunisie, du Cameroun, du Congo et du Brésil, les participants ont donc pu apprécier ce lancement dans le confort de leur foyer… à l’image de l’année 2020.

D’ailleurs, comme clin d’oeil au confinement et aux «bulles familiales», les photographes shawiniganais Instants ont proposé aux participants de prendre la pose en mode autoportrait selfie cette année. Ce concept se voulait ludique tout en dépeignant les difficultés sociales auxquelles tout le monde fait face à l’heure actuelle.

«Le but de l’exposition a toujours été de présenter les nouveaux arrivants afin que la population ait envie d’aller à leur rencontre. Chaque personne a une histoire différente et nous invitons les Shawiniganais à s’intéresser à ceux qui ont choisi de s’établir ici et qui enrichissent notre communauté au quotidien», rappelle Mme Brûlé.

«Chaque personne a une histoire différente et nous invitons les Shawiniganais à s’intéresser à ceux qui ont choisi de s’établir ici et qui enrichissent notre communauté au quotidien»

– Marie-Claude Brûlé

Dans les dernières années, l’exposition annuelle du SANA s’étendait un peu partout à travers la ville afin de r la rencontre de la population avec les nouveaux arrivants. Comme tout le reste, les lieux de diffusion ont été revus en fonction des mesures sanitaires et seront déterminés au courant des prochaines semaines. Il est tout de même possible de voir l’exposition «Shawi, c’est tout un monde!» sur trois autobus de la Régie de transport en commun de Shawinigan (RTCS).

Le SANA en plein essor

La directrice générale Marie-Claude Brûlé soutient que le SANA connaît un bel essor, et ce, malgré le contexte et toute l’adaptation qui est nécessaire depuis plusieurs mois pour l’équipe de travail et pour les nouveaux arrivants.

Deux projets déjà en branle ont d’ailleurs pu voir le jour, soit la création de l’atelier Espace-parents, qui vise à outiller les familles immigrantes dans leur nouvelle réalité québécoise, ainsi qu’un projet de sensibilisation aux employeurs du territoire à l’embauche de personnes immigrantes. La cellule de femmes et le jumelage interculturel ont également poursuivi leurs activités, différemment.

Finalement, malgré le contexte actuel, le SANA de Shawinigan a également continué d’accueillir des nouveaux arrivants. «Essentiellement, ce sont des gens en provenance de d’autres villes du Québec. Nous avons quand même accueilli quelques personnes en provenance de l’international, notamment ceux qui avaient déjà obtenu un permis de travail», indique la directrice.

Rappelons que dans les six dernières années, le SANA de Shawinigan a accueilli près de 600 nouveaux arrivants issus d’une soixantaine de nationalités. Ces derniers, qui ont majoritairement décroché un emploi avant même d’arriver, contribuent à la croissance économique de la ville, notamment dans le secteur des nouvelles technologies.