L’heure de la retraite pour Luc Arvisais

SHAWINIGAN.  Le directeur du Service du développement économique de Shawinigan Luc Arvisais vient de terminer son dernier tour de piste, lui qui est à la retraite depuis le 1er mai dernier. C’est le Shawiniganais David Marcouiller qui est au sein du service depuis les 8 dernières années qui prendra la relève.

En incluant l’ancienne MRC avant les fusions, Luc Arvisais a été au service économique pour plus de 25 ans, dont 18 ans pour la Ville de Shawinigan. Au départ, il a été commissaire industriel à la Corporation de développement économique du Centre-de-la-Mauricie, qui est ensuite devenu le CLD avant que la division économique soit rapatriée aux villes. “C’est ce qui m’a ramené à Shawinigan parce que j’étais à Drummondville à l’époque.”

Assurément, la plus belle réussite de l’ancien directeur a été la mise sur pied avec son équipe et la Ville du Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins.

“La fermeture de la Belgo au printemps 2008 a été un coup de batte dans le front pour toute la communauté, mais il s’est passé quelque chose de significatif en termes de prise en charge de la communauté. Un comité de diversification s’est mis en place et il existe encore aujourd’hui. Tout ce qui s’est passé de positif dans les 15 dernières années prend sa source d’une nouvelle négative qui est la fermeture de la Belgo.”

L’érection de l’Auberge Gouverneur et de son centre des congrès au milieu des années 1990 est une autre fierté de M. Arvisais. 

Aussi, d’avoir formé l’un des premiers CLD au Québec, et d’avoir fait partie du comité organisateur de la coupe Memorial en 2012 sont aussi au cœur des fiertés de Luc Arvisais.

David Marcouiller

Âgé de 42 ans, David Marcouiller est le nouveau directeur du service. Il a été embauché en janvier 2017. “Je travaillais dans une entreprise en robotique de Trois-Rivières. Je souhaitais accompagner des entreprises et, honnêtement, je ne savais pas que le Service de développement économique à la Ville existait. J’ai vu l’offre d’emploi et c’est venu me chercher.”

“En entrevue, ce qui nous avait séduits c’est qu’il travaillait dans le secteur de l’innovation et en développement de produits, exprime Luc Arvisais. Il n’avait pas d’expérience en développement économique, mais c’était secondaire pour moi. Des fois, ça a des avantages de ne pas être un vieux de la vieille en développement économique. Il pouvait apporter un nouveau regard.”

Question de préparer sa relève, un poste de chef de division a été créé pour donner plus de responsabilités à M. Marcouiller après quatre ans à titre de conseiller. “Au tournant de 2020, les directeurs de services près de la retraite devaient commencer à penser à une relève et j’avais déjà ciblé David avec son potentiel pour la relève. On a donc travaillé ensemble sur une période de quatre ans afin de le préparer pour qu’il prenne ma place. C’est beaucoup plus facile de réaliser une transition quand la personne provient de l’interne”, affirme M. Arvisais.

Le nouveau directeur du Service e développement économique de Shawinigan David Marcouiller en discussion avec son prédécesseur, Luc Arvisais qui vient de prendre sa retraite. (Photo L’Hebdo – Patrick Vaillancourt)

M. Marcouiller hérite d’un travail de longue haleine à la suite de la reconversion économique et d’un Centre d’entrepreneuriat qui a fait ses preuves depuis 2012.

“C’est ce qui me fait triper dans mon rôle. Tout le mérite va à Luc et son équipe de l’époque. On peut regarder par en avant alors que la décroissance économique de Shawinigan a été freinée. Avant d’arriver ici, quand la Belgo avait fermé, je m’étais posé la question si Shawinigan allait devenir une ville fantôme. Aujourd’hui, plusieurs gens de l’extérieur de la région nous envient. On est rendu une région attractive avec une population qui augmente.”

Comment le nouveau directeur mettra-t-il son grain de sel au service de développement économique? “En travaillant en équipe, avec les partenaires, et en étant à l’écoute de l’économie. L’économie d’aujourd’hui se fait de façon différente d’il y a 20 ans. Je veux apporter mon côté rassembleur. Ce sont les entreprises qui nous donnent le pouls. Par exemple, avec les tarifs douaniers de Trump, on est allé à la rencontre de nos entreprises pour connaître leurs enjeux. Chaque crise a son époque et elle doit être traitée d’une façon.”