Traitement des insectes piqueurs: premier débat houleux au nouveau conseil municipal

SHAWINIGAN.  Si la première assemblée de novembre du nouveau conseil municipal de Shawinigan a été le “spectacle” du maire Yves Lévesque, l’assemblée publique de décembre a été le théâtre d’un premier débat entre les élus, celui du traitement des insectes piqueurs.

La conseillère Lynn Gravel a été conséquente du temps où elle se trouvait assise dans la salle parmi le public en demandant le vote pour l’octroi du contrat pour le traitement des insectes piqueurs. À titre de citoyenne, elle questionnait l’ancien conseil sur la pertinence du traitement des insectes piqueurs au BTI, plutôt que d’utiliser une mesure alternative.

“Je prends les mêmes engagements que j’avais comme citoyenne. D’ailleurs, j’étais honnête lors de la campagne électorale quand les gens me demandaient mon opinion sur le sujet que je suis contre le BTI. Ce pendant j’ai une ouverture pour trouver une solution alternative plus ciblée”, commente Mme Gravel au terme de l’assemblée publique.

Lors du vote, Mme Gravel et la conseillère Maricka Giguère se sont opposées à l’octroi du contrat, tandis que les huit autres conseillers étaient en faveur de l’épandage du BTI sur le territoire.

Curieusement, le contrat qui avoisinait le million de dollars par les années passées et qui était toujours octroyé à la firme GDG Environnement est passé à 753 000$ pour la prochaine année, ce qui représente une baisse de 17%. Le montant par compte de taxes passera de 39,75$ à 32$.

Mme Gravel soulignait que le conseil n’a pas fait d’avancement sur le sujet puisque l’année dernière à la suite d’une demande du vote sur le même sujet, deux conseillers s’y étaient opposés. “On n’a pas une progression avec le dernier vote, c’est quelque chose de longues haleines, mais je vais poursuivre pour initier le changement.  Aussi, nous n’avons pas eu le temps de nous pencher sur les solutions alternatives. On a eu une présentation d’une spécialiste de l’INRS (Institut national de la recherche scientifique) qui est en accord avec la revue de la littérature que j’ai citée. On voit qu’il y a des effets directs et indirects du BTI, mais on n’a pas les études à ce point-ci pour mettre l’interdiction de l’épandage du BTI. C’est ce que le ministère dit, mais il y a un flou au ministère”, ajoute Mme Gravel.

Le conseiller Louis-Jean Garceau, qui avait voté contre l’an passé, a pris la parole lors du vote en disant qu’il était ambivalent. Il a partagé une photo reçue d’enfants de Saint-Mathieu-du-Parc et de Saint-Gérard-des-Laurentides qui portent des filets pour se protéger des moustiques lorsqu’ils sortent des écoles. “J’étais indécis sur le BTI. Il y a des secteurs qui ont besoin du BTI. Le ministère de l’Environnement l’autorise. Je ne veux pas que les élèves de certains secteurs soient obligés de se mettre de la crème, qui pour moi est du poison sur la peau. C’est pour cette raison que je vote pour.”

Les dires du conseiller Garceau ont soulevé l’ire du citoyen André Berthiaume qui a été le premier à prendre la parole lors de la période de questions. Il mentionnait que c’était des faussetés que le conseiller Garceau avançait. Le citoyen demeure en face de l’école et il n’a jamais vu d’élèves avec des filets.

Les propriétaires qui ne souhaitent pas que des traitements au BTI soient réalisés sur leur terrain peuvent soumettre une demande d’exclusion auprès de la Ville.