Suspendu 30 jours avec solde en attendant de trouver une solution
JUSTICE. Forcée de réintégrer dans ses rangs Julien Leclerc par une décision du Tribunal administratif du travail (TAT), la Ville de Shawinigan a adopté une résolution le 13 janvier lui imposant une suspension de 30 jours avec solde à partir du 21 janvier.
Julien Leclerc est cet individu trouvé coupable le 4 octobre dernier d’une agression sexuelle survenu trois ans plus tôt à Laval. Le conseil municipal compte utiliser ce délai de trente jours pour analyser tous les recours dont elle dispose dans ce dossier.
À notre journaliste Patrick Vaillancourt, la directrice générale Kim Dumais a indiqué que l’objectif de la Ville était de trouver une voie de sortie pour couper définitivement le lien d’emploi avec son employé.
Rappelons que Julien Leclerc a été embauché le 5 décembre 2022 en tant que superviseur voirie et infrastructures au Service des travaux publics de la Ville de Shawinigan. Le 21 février 2023, une accusation d’agression sexuelle est déposée contre lui à Laval mais il omet d’en informer son nouvel employeur. Un procès criminel est ensuite tenu le 15 et 16 avril 2024 sans encore une fois que la Ville de Shawinigan soit tenue au courant.
Lorsque la Ville apprend sa condamnation en octobre dernier, elle le congédie mais le 19 décembre, le TAT a statué que ce congédiement était illégal étant donnée que la Charte des droits et libertés “interdit expressément le congédiement d’un employé du seul fait qu’il a été reconnu coupable d’une infraction criminelle si l’infraction n’a aucun lien avec l’emploi.”
