Une fermeture définitive pour le parcours dans les arbres?

SHAWINIGAN.  Le directeur général du Parc de l’île Melville Luc Désaulniers a confirmé à l’Hebdo qu’une analyse approfondie devra être faite au parcours dans les arbres afin de savoir si l’activité pourra être offerte de nouveau.

“Le site a 20 ans et il demande beaucoup d’investissements. Il y a plusieurs arbres en mauvaise condition. On n’a probablement aucune alternative afin de déplacer les plateaux d’une place à une autre. Il faudra évaluer si on peut faire autre chose avec ce site, mais actuellement ce n’est pas ma priorité”, exprime M. Désaulniers.

Rappelons que le site a été fermé en début d’été en raison du potentiel de dangerosité qui existe avec la vétusté des équipements. L’an dernier, la moitié du parcours était interdit aux visiteurs.

Mis en fonction en 2004 au coût de 400 000$, il n’y a pas eu d’investissement sur le site au fil du temps.

“Il faudrait planter des poteaux de téléphone au lieu des arbres, tranche le directeur. En plus, il y a des galets à l’endroit où il faudrait réaménager le site, alors je ne suis pas certain si c’est viable. Actuellement, on a de l’argent à mettre ailleurs. On n’a pas fait d’évaluation à ce moment-ci pour connaître le coût des investissements, il faudrait embaucher des ingénieurs forestiers pour qu’ils évaluent l’état des arbres et s’ils sont capables de soutenir les plates-formes. Je n’ai aucune idée des coûts pour déménager et réinstaller les équipements, mais ça serait plusieurs centaines de milliers de dollars assurément. “

Les sentiers de ski de fond à la Station de plein air Val-Mauricie ont été fortement endommagés au cours des dernières années en raison des fortes pluies. “Je ne sais pas si on sera en mesure d’ouvrir les trois quarts des sentiers à l’hiver parce qu’on a eu trop de dégâts. Oui on reçoit une subvention de la Ville, mais à 282 000$ par année, on ne peut pas tout rénover.”

Le directeur a aussi laissé sous-entendre qu’il pourrait y avoir d’autres projets à développer sur le site. “La solution serait de sauver une partie la plus rentable, et développer un autre projet avec du privé. On peut diversifier le site, il a un énorme potentiel, mais restaurer complètement le site ça sera difficile”, conclut M. Désaulniers.