Une nouvelle coalition en faveur de TES Canada voit le jour
MOBILISATION. Répondant à l’appel du maire Lévesque qui interpellait récemment les gens d’affaires de Shawinigan en leur demandant de s’afficher en faveur de TES Canada, Éric Labranche vient de créer le Collectif et vitalité économique du Grand Shawinigan (CVEGS) qui se donne comme mission de diffuser la “bonne information” relative au Projet Mauricie.
“Il y a plein de monde que je rencontre qui se croise les doigts en disant qu’Il faut que ça marche ce projet-là. À un moment donné, il faut arrêter de se croiser les doigts, lever la main et mettre le poing dans les airs et dire qu’on le veut ce projet-là”, lance le directeur général des dépanneurs Voisin de la famille Baril.
Son beau-père Claude Baril a été l’un des premiers citoyens à faire entendre sa voix publiquement en ce sens. “Le slogan Maître chez nous, c’est nous qui devrions l’avoir, ce ne sont pas les opposants”, lance l’entrepreneur à l’intention du collectif Toujours Maîtres chez nous qui regroupe les pourfendeurs du projet de parc éolien de TES Canada dans les MRC de Mékinac et des Chenaux.
“Mon arrière-arrière-grand-père avait des terres à Saint-Roch-de-Mékinac qui ont été inondés quand ils ont construit des barrages il y a 100 ans. Il y a plein de monde dans le temps qui s’était opposé à ça, mais si on avait suivi ces gens-là, nous n’aurions pas l’hydroélectricité qu’on a aujourd’hui. Quelque part, son sacrifice a servi collectivement l’ensemble des gens”, note pour sa part Carl Marchand, propriétaire de Les Entreprises Carl Marchand.
Les deux représentants du collectif estiment que la région ne peut laisser passer un tel projet de plus de 4 milliards de dollars qui ne sollicite aucun fonds public. “L’Expo 67 et le métro de Montréal, il y avait des opposants. La Cité de l’énergie à Shawinigan et l’Amphithéâtre Cogeco à Trois-Rivières, il y en avait aussi. Aujourd’hui, on regarde ça et on se dit : Wow! Une chance que ça a été fait. Une chance qu’il y a eu des gens qui ont eu des couilles pour tenir ces projets-là”, poursuit Éric Labranche.
Propriétaire de terrains à Grandes-Piles, Carl Marchand se désole des commentaires de la mairesse de l’endroit, Caroline Clément, à propos du projet de TES Canada. “C’est 500 000$ qui vont tomber chaque année dans les coffres de la municipalité si le projet se réalise. Je trouve ça irresponsable que des politiciens tiennent des propos comme ça. On ne les a pas élus pour qu’ils se fassent réélire, mais pour qu’ils gèrent notre portefeuille et notre économie”, poursuit l’entrepreneur.
Le CVEGS entend faire entendre sa voix au cours des prochaines semaines dans l’espace public ainsi que devant le BAPE lorsqu’il tiendra ses audiences sur le projet probablement à l’automne.
“Nous, on se donne comme objectif de transmettre la bonne information. Je ne passerai pas mon temps à gérer ceux qui sont contre et qui disent n’importe quoi. Ceux qui veulent réellement chercher l’information, elle existe. La négativité à un moment donné, il faut arrêter ça. Si on les écoutait, il faudrait se mettre un casque sur la tête quand des avions passent au-dessus de nous. À un moment donné, il faut attacher nos bretelles et nos culottes”, conclut d’un ton décidé Éric Labranche.
