Une rentrée sous le signe de la stabilité au CSS de l’Énergie
ÉDUCATION. Quelque 10 352 élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire reprennent le chemin des classes cette semaine au Centre de services scolaire (CSS) de l’Énergie. Après une importante croissance des effectifs depuis 2018, l’organisation connaît cette année une période de relative stabilité.
À ces élèves s’ajoutent plus de 4 000 personnes qui ont fréquenté au cours des derniers mois la formation générale des adultes, la formation professionnelle ou le Service aux entreprises.
Pour Rosemarie Boucher, qui entreprend officiellement sa première année à la direction générale après avoir assuré l’intérim l’an dernier, cette rentrée est surtout l’occasion de poursuivre le travail amorcé.
“C’est une chance que j’ai de pouvoir poursuivre les travaux amorcés depuis l’année passée”, affirme-t-elle.
La directrice générale, qui demeure à Trois-Rivières, se dit heureuse de poursuivre son travail au sein d’une organisation qui couvre un immense territoire.
“Tous les matins, lorsque je prends la 55 pour venir au centre de services scolaire, c’est avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles”, lance-t-elle.
Une forte croissance depuis 2018
Le CSS de l’Énergie a accueilli environ 1 400 élèves supplémentaires en formation générale des jeunes depuis 2018. Après cette croissance importante, les effectifs sont maintenant beaucoup plus stables.
Cette situation permet au CSS de l’Énergie d’accueillir les élèves dans leurs écoles de proximité sans devoir effectuer de transferts majeurs.
” On a quand même la chance de pouvoir accueillir l’ensemble de nos élèves dans nos écoles, dans leurs écoles de proximité “, explique Mme Boucher.
Cette stabilité est d’autant plus notable que le territoire desservi est immense, avec environ 32 000 kilomètres carrés, 22 municipalités et quatre territoires non organisés.
L’intelligence artificielle parmi les priorités
Il n’y aura pas de nouveaux projets pédagogiques particuliers cette année dans les écoles secondaires. Le CSS entend plutôt poursuivre la diversité des programmes déjà implantés.
Les équipes devront toutefois se préparer à plusieurs changements provenant du ministère de l’Éducation, notamment en prévision du nouveau programme de français qui doit être déployé en septembre 2027.
L’intelligence artificielle occupera également une place importante dans les réflexions.
Le CSS de l’Énergie souhaite d’abord former et outiller son personnel enseignant avant d’intégrer davantage l’IA auprès des élèves.
” On le prépare en équipe. Surtout pas seul, on le travaille en équipe “, insiste Rosemarie Boucher.
L’organisation veut notamment s’appuyer sur les balises ministérielles et les ressources spécialisées du réseau afin d’établir des pratiques communes, particulièrement en matière d’évaluation.
” On n’essaie pas de tout manger l’éléphant à une bouchée. On y va vraiment petit pas par petit pas “, image la directrice générale.
Près de 7 M$ investis dans les bâtiments
Les infrastructures demeurent un autre dossier majeur pour le CSS de l’Énergie. 6,75 M$ ont été investis cette année dans le maintien du parc immobilier.
Les travaux réalisés touchent notamment les toitures, la maçonnerie, l’isolation, les systèmes de chauffage, les entrées électriques, les fenêtres, les cours d’école et différents locaux.
Trois importants chantiers se poursuivent également.
À Notre-Dame-du-Mont-Carmel, la démolition et la reconstruction d’une partie de l’école Notre-Dame doivent se terminer en décembre.
À Saint-Gérard-des-Laurentides, la construction de la nouvelle école de la Petite-Rivière progresse bien. Les élèves devraient pouvoir intégrer le nouvel établissement à la rentrée 2027.
Finalement, à Saint-Boniface, l’ancienne partie de l’école Sainte-Marie sera démolie puis reconstruite. Les travaux doivent débuter cet automne et se terminer en janvier 2029.
” On a bon espoir que d’ici cinq ans, on modifie grandement l’image du parc immobilier “, affirme Mme Boucher.
Elle assure également que le CSS de l’Énergie n’a actuellement aucun enjeu structurel connu dans ses établissements et ne fait pas face à un problème de capacité d’accueil.
Une situation favorable pour le personnel
La pénurie de main-d’œuvre demeure un défi pour le réseau de l’éducation, mais le CSS de l’Énergie estime être bien positionné à l’aube de la rentrée.
Selon les données du ministère de l’Éducation au 26 août, 99,3 % des postes et contrats en enseignement étaient comblés. Le taux était de 97,9 % en éducation spécialisée, de 100 % en orthophonie et de 93,1 % en orthopédagogie.
Pour Rosemarie Boucher, cette situation s’explique notamment par l’engagement des travailleurs du milieu.
” Les gens qui choisissent l’éducation, souvent, sont très passionnés et ont à cœur la réussite des élèves “, souligne-t-elle.
Des élèves heureux à la rentrée
Thomas entame sa 5e année à l’école Saint-Jacques. “J’avais hâte de retrouver mes amis que je n’avais pas vus depuis longtemps. J’avais hâte aussi de voir ma nouvelle prof et ma nouvelle classe. Ma matière préférée est l’éducation physique et j’aimerais aller dans l’option hockey à mon secondaire.”
“J’avais hâte de retourner à l’école, lance Noémie qui débute sa 6e année. J’avais hâte de voir ma nouvelle classe, mon nouveau prof et mes amis. J’aime bien l’éducation physique et l’anglais. J’aime apprendre une nouvelle langue pour communiquer avec d’autres personnes et c’est la langue qui permet de communiquer le plus avec les autres pays. Je vais probablement choisir l’option basketball pour le secondaire.”
“J’avais hâte de commencer ma 6e année, ça veut dire que le secondaire approche, exprime Kim. J’avais hâte de voir ma prof et mes nouveaux camarades de classe. J’aime les mathématiques et l’éducation physique. J’aime les chiffres et j’ai de la facilité.”
Les trois élèves n’ont pas d’idée concernant leur carrière pour l’avenir… et ils ont bien du temps pour y réfléchir!
