Agressions sexuelles: les évêques en mode solution

Stéphanie Paradis
Agressions sexuelles: les évêques en mode solution
Mgr Noël Simard, évêque de Valleyfield et président de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec, ainsi que le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec et vice-président de l'AECQ. (Photo : Stéphanie Paradis)

À l’aube de sa traditionnelle rencontre automnale, l’Assemblée des évêques catholiques du Québec souhaitait profiter de l’occasion pour rappeler que l’Église maintient son mouvement de soutien aux victimes d’agressions sexuelles par les membres du clergé. Son mot d’ordre: la transparence.

L’Assemblée des évêques catholiques se réunit deux fois par année dans la région afin de discuter des enjeux qui touchent la vie des communautés chrétiennes. Mgr Noël Simard, président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ), et le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, vice-président de l’AECQ, affirment que l’Église est en recherche constante de solution afin d’éviter que de telles situations se répètent.

«Le message qu’on veut passer à la population est que l’Église catholique a pris au sérieux [la] question [des agressions sexuelles], et nous sommes proactifs pour faire en sorte que nous ne vivions plus jamais ces erreurs du passé. Il y aura toujours des bêtises humaines, mais lorsque cela se présente, il faut que nous réagissions sur le champ et que nous ayons en place les bons mécanismes de réaction», a précisé l’archevêque de Québec, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix.

En collaboration avec leurs confrères de tout le Canada, les évêques ont mis à jour en 2018 les mesures de prévention qu’ils doivent mettre en place dans chacun de leur diocèse. Il en est découlé un document de 69 recommandations pour que l’Église revisite ses politiques et ses pratiques. Elle souhaite de cette façon instaurer un climat sécuritaire et transparent dans ses milieux par des moyens précis et concrets qui rassureront les gens.

Ces moyens comprennent notamment la mise en place de procédures de signalement simples et accessibles, la mise en place d’un processus clair qui répond promptement aux allégations, la protection et l’accompagnement de la potentielle victime, le renforcement d’une procédure d’évaluation des personnes qui souhaitent œuvrer au sein de l’Église et, finalement, de faire preuve de transparence concernant les diverses situations qui pourraient se présenter.

Par geste concret, la prochaine étape à entreprendre est la vérification des antécédents judiciaires de tout le personnel du clergé, autant des nouveaux arrivants que des anciens: «Ce sont des pas audacieux qui veulent montrer à la population la transparence avec laquelle on veut travailler», a conclu le vice-président.

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