Au tour de Tourisme Shawinigan de lancer un cri du cœur

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Par Bernard Lepage
Au tour de Tourisme Shawinigan de lancer un cri du cœur
La directrice générale de Tourisme Shawinigan, Valérie Lalbin, veut préserver l’équilibre fragile entre les enjeux de santé publique et ceux associés à la survie économique des entreprises touristiques locales. (Photo : Archives L'Hebdo)

ÉCONOMIE.  Une entreprise touristique sur deux est à haut risque de fermer ses portes à Shawinigan si Québec ne met pas rapidement un soutien financier spécifique à l’industrie.

Après Tourisme Mauricie, c’est au tour de Tourisme Shawinigan de lancer un cri du cœur auprès du gouvernement. «Il est devenu urgent pour nos PME touristiques de recevoir un vrai soutien du gouvernement, particulièrement au niveau financier, ne serait-ce que pour nous aider à couvrir les frais fixes, qui continuent de creuser le trou dans lequel une entreprise sur deux est à haut risque de s’enterrer définitivement et à court terme», rappelle Luc Désaulniers, président de Tourisme Shawinigan et directeur général du Parc récréotouristique de l’Ile Melville.

Alors que la ministre du Tourisme Caroline Proulx s’engageait à la fin mai à ce qu’il y ait une saison touristique au Québec cet été, Tourisme Shawinigan déplore que l’industrie soit encore trop peu soutenue et informée relativement aux prochaines étapes.

«À Shawinigan, le tourisme représente annuellement et en moyenne près de 1200 emplois, 650 000 visiteurs québécois et plus de 60 millions$ de dépenses directes dans l’économie locale. Près de 85% des entreprises touristiques sont de petites entreprises, qui ont reporté depuis l’arrêt brutal des activités en mars leur dépensent de frais fixes, mis leur salariés au chômage, et n’ont plus de revenus. Sans compter qu’une partie de ces entreprises ne sont même pas admissibles aux programmes d’aide actuels», rappelle Valérie Lalbin, directrice générale de Tourisme Shawinigan.

Il est primordial selon l’office touristique que la ministre Proulx dévoile rapidement le calendrier de la deuxième phase de déconfinement et un plan de soutien financier à l’industrie. «On s’entend que, pour 5 ou 100 clients dans nos entreprises, nos frais fixes continuent de nous affaiblir chaque mois, chaque semaine. On est prêts à participer activement à la relance de l’économie québécoise dès cet été, mais pour assurer les emplois et adapter nos opérations d’accueil des clients aux normes sanitaires, ça prend de l’aide, or la crise a déjà forcé plusieurs de nos entreprises à s’endetter», poursuit Luc Désaulniers.

En plus de lancer son cri du cœur à la ministre Proulx, Tourisme Shawinigan a aussi interpellé le ministre responsable de Mauricie, Jean Boulet, ainsi qu’Andrée Laforest et Marie-Ève Proulx, respectivement ministre des Affaires municipales et ministre déléguée au Développement économique régionale.

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Thierry
Thierry
7 mois

Je fourni pour ma part un service de guide de pêche en Mauricie. 70 % de ma clientèle est étrangère et 30 % québécoise, les mesures de confinement et de distanciations me privent dès le début de la saison de 85 % des réservations que j’ai patiemment collectées depuis 1 an. En effet dans mon domaine je travail avec 6 mois d’avance et c’est impératif vu l’éloignement de mes clients. En mars et en avril il a fallu que je m’acquitte de tous les frais d’assurance, de permis et de réparation pour entamer une saison qui n’aura pas lieu dans mon cas.
Une micro-entreprise comme la mienne joue à fond dans la promotion sur les réseaux sociaux. Cette année je n’ai presque pas de clients, mes communications vont donc être moins nombreuses et moins pertinentes ce qui a un impact direct sur ma visibilité sur le web. Je vais donc le payer dans les prochaines années également.
J’arrête ici la liste des effets de cette crise, ils sont transposables à bon nombre d’entreprises de la région.
On à certes besoin d’aide immédiate mais c’est dans la promotion et la visibilité que nous aurons besoin d’aide demain. J’aimerais pouvoir en 2021 augmenter ma clientèle québécoise mais encore faut-il que j’en ai les moyens. Les petites entreprises mettent des années à construire une clientèle hors certaines vont tous perdre en un claquement de doigt. Il est très difficile de tenir une entreprise en région mais elle sont la base de l’économie locale ne nous oubliez pas .