Bti: 12% du territoire de Shawinigan exclus de l’épandage

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Par Bernard Lepage
Bti: 12% du territoire de Shawinigan exclus de l’épandage
Rappelons que le contrat accordé à GDG Environnement par la Ville de Shawnigan en 2020 est d'une valeur de 827 000$, soit un montant de 39,75$ sur chaque compte de taxes des citoyens. (Photo : courtoisie GDG Environnement)

ENVIRONNEMENT.  En date de la fin mai, une centaine de citoyens représentant 344 lots avait signé des demandes d’exclusion à l’épandage du  Bti à l’Hôtel de Ville de Shawinigan, majoritairement des résidents du secteur de Saint-Gérard-des-Laurentides.

L’épandage du larvicide biologique développé par GDG Environnement suscite de plus en plus de questionnement et ses opposants s’organisent de plus en plus. Depuis ce printemps, mois après mois, ce dossier meuble une bonne partie de la période de questions du conseil municipal.

Si le chiffre de 344 parait impressionnant, il faut le relativiser mentionne Véronique Gagnon-Piquès, agente aux communications à la Ville. «Il y a des citoyens dans ce groupe qui demandent à être exclus, mais dont le terrain ne fait pas partie des sites d’épandage. Il n’y a donc pas d’impact dans ces situations-là.»

Par contre, si on utilise la superficie réelle ciblée par GDG Environnement, c’est environ 12% du territoire de Shawinigan qui sont désormais exclus des zones de traitement. Ce chiffre était à environ 10% en date du 8 avril au moment où les opérations d’épandage du larvicide ont débuté.

«Si des gens s’excluent et ont de grands terrains, ça peut avoir un impact pour les voisins, reconnait Richard Vadeboncœur, vice-président au développement des affaires chez GDG Environnement. Les moustiques volent 1 km et les mouches noires, 6 km. C’est bien de pouvoir intervenir partout pour aller chercher le maximum d’efficacité. On ne peut pas installer des pièges à l’intérieur d’une ville ou faire appel à des traitements chimiques.»

Dans le cas du secteur Saint-Gérard-des-Laurentides, ces exclusions s’ajoutent à deux autres facteurs qui faciliteront la vie des mouches et moustiques cet été. Tout d’abord,  le conseil municipal de Saint-Mathieu-du-Parc a adopté en 2019 une résolution interdisant l’épandage de larvicide sur son territoire alors qu’auparavant, les équipes de GDG Environnement se permettaient des incursions dans cette municipalité afin de maximiser la protection à Shawinigan. Enfin, le parc national de la Mauricie, dont une partie jouxte le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides, interdit lui aussi l’épandage du Bti à l’intérieur de ses limites.

«On a la chance au Québec d’être le seul endroit où c’est 100% biologique, depuis très longtemps», fait valoir M. Vadeboncoeur. Le produit utilisé ne va diminuer que les moustiques et les mouches noires, sans effet sur les autres espèces vivantes dans un même cours d’eau. Des études démontrent que les gens qui vivent dans des endroits où il y a moins de moustiques et de mouches noires ont moins de sédentarité, ça a un impact direct sur des questions de qualité de vie et d’activités extérieures», termine le vice-président au développement des affaires chez GDG Environnement.

 

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Marcelgenest
Invité
Marcelgenest

Évidemment les études sont faites par les biologistes qui ont créé le bti. L’année dernière le bti n’a pratiquement eu aucune efficacité nais GDG a annoncé au mois d’août où les moustiques sont plus rares, une efficacité de 90 %, ce qui est un peu beaucoup dire des faussetés. Cette année, les moustiques ne sont pas vraiment présents à cause de la conjoncture météorologique, donc le bti ne sert à rien encore une fois. L’application du produit n’a été qu’un coup d’épée dans l’eau. Les citoyens paient pour rien mais les citoyens dont le maire de Shawinigan continue à défendre… Read more »

Anabelle Lacombe
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Anabelle Lacombe

Venez chez-nous entre 7h30 et 21h30 ! Il y en a moins qu’avant mais il y en ben assez! Au moins on peut faire un feu ou un bbq ce qui a été impossible pendant plus de 15 ans ! Prendre une simple marche était l’enfer et sortir nos bébés très perilleux! Lac-à-la-tortue c’est vraiment essentiel ici le BTI !

Bernard
Invité
Bernard

Je préférais mieux endurer les moustiques que vos maudits avions Madame Lacombe.

therese dorval
Invité
therese dorval

Bien tout en souhaitant plus de transparence et d’information sur ce produit je dois dire qu’il est beaucoup plus agréable de sortir se promener depuis l’épandage de ce produit.
Cependant saura t’on la vraie vérité sur les consequences à long terme? On nous ment sur tellement de sujet que moi je ne m’y retrouve plus.

Christiane Bernier
Invité
Christiane Bernier

Il est là le drame. L’idéologie qui veut soumettre et contrôler la nature envoie l’humanité directement dans un mur. Détruire les moustiques, les mouches noires et les 7 autres espèces de diptères crée un vide qui risque d’être rempli par des espèces qui ne seront peut-être pas à l’avantage des humains.

Mayflower
Invité
Mayflower

Vous avez bien raison! Quand on voit le coût c une aberration! Déjà qu’on paye des taxes qui nous étouffent pour une ville sale, mal gérée et proche de 0 pour les services! Faut que ça change!

Christiane Bernier
Invité
Christiane Bernier

De dire que le Bti diminue que les moustiques et les mouches noires est une fausse information. Le Bti contribue à la diminution d’environ 70 % les chironomes (insectes non piqueurs) qui sont une nourriture importante de la chaîne alimentaire, à une période de l’année où les insectivores, comme les hirondelles, ont le plus besoin pour nourrir leurs petits. Et on ne parle pas des 7 autres espèces de diptères qui en sont affectées directement (Boisvert et Boisvert 2000) ainsi que des victimes indirectes comme les hirondelles, les batraciens, les libellules… qui eux se nourrissent de ces insectes.

Maryse Girard
Invité
Maryse Girard

Parfaitement d’accord avec vous Mme Bernier et Monsieur Genest. Le Bti en rajoute sur la destruction de l’écosystème en détruisant non seulement les insectes piqueurs mais aussi 7 autres espèces, base essentielle à la chaîne alimentaire. Et ces insectes jouent aussi un rôle polinisateur. C’est à se questionner sur la composition réelle de ce larvicide. La ville doit interdire ce produit et se tourner vers d’autres solutions non seulement biologiques mais aussi écologiques et demander l’aide aux scientifiques qui n’ont pas d’intérêt dans cette compagnie. La population doit s’ouvrir à d’autres solutions surtout maintenant durant cette période où la situation… Read more »