«C’est comme si on n’existe pas pour le gouvernement» – Julie Robitaille

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Par Bernard Lepage
«C’est comme si on n’existe pas pour le gouvernement» – Julie Robitaille
Quelque 2000 jeunes de partout au Québec participent aux camps estivaux de power skating de Julie Robitaille. (Photo : courtoisie EPSJR)

PATIN. Même si les arénas et les joueurs de hockey ont obtenu le feu vert pour reprendre leurs activités sous conditions, les camps estivaux de power skating  offerts par Julie Robitaille demeurent dans l’incertitude.

«Nous ne sommes nulle part dans le plan de déconfinement du gouvernement», deplore la Shawiniganaise dont l’école donne sa formation aux quatre coins du Québec.  L’École de power skating Julie Robitaille (EPSJR) n’est pas régit par Hockey Québec et n’est pas considérée non plus comme une école. «On devrait nous inclure dans les camps de jour. Nous sommes un camp de jour spécialisé dans le développement des habiletés individuelles de hockey et de patinage», précise-t-elle.

Avec l’École de hockey de la Capitale, le Centre Excellence Hockey et Extrême Power Skating, l’EPSJR a écrit à la ministre déléguée aux Sports et aux Loisirs, Isabelle Charest, pour la sensibiliser à la question. «À nous quatre, on devait donner de l’enseignement à 4000 jeunes cet été à Québec. Les parents nous appellent pour savoir ce qui va arriver», souligne Julie Robitaille qui prévoyait entamer ses camps estivaux dans la semaine du 29 juin.

Julie Robitaille.

C’est sans compter les dizaines d’autres camps que devait tenir l’EPSJR dans plusieurs régions de la province qui sont en suspens. «Le ratio moniteur-jeunes que le gouvernement exige aux camps de jour, ce n’est pas un problème pour moi. Depuis 29 ans que je fais ça, je fonctionne avec un ratio d’un entraineur pour quatre ou six joueurs. C’est bien en deçà de ce qui est exigé dans les camps.»

Pour Julie Robitaille, la sécurité des joueurs et de son personnel  demeure la priorité et avec les dirigeants des trois autres écoles à Québec, elle dit avoir développé un protocole qui respecte les mesures sanitaires imposées par le gouvernement. «On devait débuter à la fin juin. À la limite, commencer le 6 juillet, je serais capable de condenser mes formations. Mais si on nous ferme la porte totalement, c’est 4000 jeunes juste à Québec qui se tourneraient vers les camps de jour. Il va y avoir un problème quelque part, ça va déborder», lance la Shawiniganaise qui a également sollicité l’aide du ministre du Travail Jean Boulet pour faire avancer le dossier.

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