Clinique ambulatoire: le CIUSSS redémarre le processus

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Par Bernard Lepage
Clinique ambulatoire: le CIUSSS redémarre le processus
L'objectif du ministère de la Santé en déménageant la clinique ambulatoire est de donner une vocation exclusivement de soins longues durées au CHSLD Laflèche. (Photo : Archives L'Hebdo)

SANTÉ. Après avoir tabletté le projet en 2014 sans véritablement fournir d’explication, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec relance un appel d’offres afin de doter le secteur Grand-Mère  d’une clinique ambulatoire dès mars 2021.

La Coopérative de solidarité santé Le Rocher confirme qu’elle soumissionnera de nouveau pour obtenir la gestion de la clinique. Son directeur général Gabriel Sansoucy se dit convaincu que cette fois-ci le ministère ne retraitera pas. «Le contexte n’est plus le même. Plusieurs médecins ont pris leur retraite depuis cinq ans et on se retrouve aujourd’hui avec des milliers de patients orphelins.»

Il mentionne également que le concept de supercliniques imaginé par le ministre de la Santé de l’époque, le Dr Gaétan Barrette, n’est plus dans les cartons du nouveau gouvernement caquiste. «Nous n’avions pas une population en quantité suffisante pour que ça puisse fonctionner», poursuit-il.

Dans son appel d’offres, le CIUSSS mentionne être à la recherche d’un bâtiment de 17 000 pieds carrés. Actuellement à l’hôpital de Shawinigan-Sud, la clinique de santé sexuelle serait transférée dans la nouvelle clinique ambulatoire. Des soins de gériatrie y seraient également dispensés. Les services de radiologie, actuellement offerts au CHSLD Laflèche, seraient bonifiés avec l’ajout d’un appareil d’ostéodensitométrie permettant de mesurer la densité des os.

Pour le CIUSSS, la création de cette clinique ambulatoire signifierait que l’ancien hôpital Laflèche deviendrait exclusivement réservé aux soins longues durées comme cela aurait dû l’être depuis près d’une dizaine d’années. «Nous sommes confiants de remporter la soumission comme cela a été le cas en 2014, estime Gabriel Sansoucy. En tant que coopérative, nous ne sommes pas un propriétaire privé qui chercher à dégager un profit. Notre but, c’est vraiment d’emmener le service ici.»

Prêt pour le 1er mars 2021

La date limite de l’appel d’offres est le 7 janvier 2020 et le ministère demande à ce que le bâtiment soit prêt pour le 1er mars 2021. «Je m’attends à ce que le CIUSSS prenne une décision à la fin janvier ou au début février. Ça nous laisserait environ un an pour aménager l’espace.»

En prévision de cette clinique ambulatoire, la coopérative avait déjà acquis il y a cinq ans une propriété attenante à la sienne sur la 10e avenue, dans le secteur Grand-Mère. «Il y a un terrain et une maison. Il y a suffisamment d’espace pour répondre au critère de 17 000 pieds carrés», termine le directeur général.

Comptant plus de 5000 membres, la Coopérative de solidarité santé Le Rocher compte aujourd’hui sur 19 médecins réunis au sein d’un GMF. Sa fourchette de services a littéralement explosé à compter de 2012 alors des cliniques d’inhalothérapie, d’ergothérapie, de podiatrie et de physiothérapie sont venues s’y établir.

 

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Lucie Pelletier
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Lucie Pelletier

Présentement nous avons de l’excellent service. Je souhaite que de plus en plus de personnes orphelines de médecins soi prises en charges par cette clinique. Continuez votre excellent travail. Je vous souhaite des résultats dès février 2020.