Comme un Fort Boyard, mais sans les insectes

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Par Bernard Lepage
Comme un Fort Boyard, mais sans les insectes
Les travaux de rénovation de l'ancien presbytère devraient commencer vers la fin du mois de mai. Thierry Lacombe et Véronique Raymond-Marcotte comptent réserver une partie du bâtiment pour aménager leur propre demeure. (Photo : L'Hebdo / Bernard Lepage)

TOURISME. La COVID-19 n’aura pas eu raison de l’enthousiasme de deux jeunes entrepreneurs qui investiront 1,5 million$ pour transformer l’ancien presbytère Saint-Marc en une zone de jeux d’évasion de calibre professionnel.  

Thierry Lacombe et Véronique Raymond-Marcotte ont acquis à la fin de l’année 2019 l’immeuble, situé à l’intersection de l’avenue Saint-Marc et de la rue Trudel, avec l’intention de l’ouvrir au public dès l’automne, mais la pandémie les force à réviser leur plan.

«Les travaux de rénovation débuteront à la fin du mois de mai et on espère maintenant une ouverture au printemps 2021», mentionne la jeune femme de 29 ans en entrevue téléphonique.

Les jeux immersifs ont fait leur apparition au Québec au milieu des années 2010 et connaissent depuis une popularité grandissante. Dans une pièce fermée en présence d’un maître de jeu, un groupe de personnes (ex.: 8) ont à résoudre une série d’énigmes (ex.: 10) dans un temps précis (ex.: 60 minutes) pour avancer dans la résolution du jeu. «Les missions peuvent être différentes, tout comme les thèmes. Ça peut être s’évader d’un lieu, trouver le Saint-Graal, Harry Potter à l’école des sorciers, etc. Ça plait autant aux jeunes qu’aux adultes. Mon conjoint aime dire que c’est comme un Fort Boyard mais sans les insectes», explique Véronique Raymond-Marcotte.

Âgé de 33 ans et natif de Laval, Thierry Lacombe est un professionnel œuvrant dans l’industrie du cinéma depuis de nombreuses années. Avec sa réplique de la DeLorean DMC-12 argentée, il participe régulièrement aux conventions Comiccon au Québec, dont évidemment le Shawicon. De son côté, Véronique Raymond-Marcotte est âgée de 29 ans. Native des Laurentides, elle travaillait jusqu’à récemment dans un cabinet d’avocats.

L’ancien presbytère étant vaste, le couple compte aménager six salles différentes, certaines comprenant plus d’une pièce. «Elles ne seront pas toutes prêtes lors de notre ouverture. Un bon jeu d’évasion qui sera divertissant, ça peut prendre jusqu’à six mois à préparer une salle. Si on veut être dans le coup, il faut intégrer de la technologie là-dedans.» Au bout de deux ou trois ans de cycle de vie, l’histoire et l’aménagement de la pièce seront modifiés pour en créer un autre.

Les deux entrepreneurs comptent courtiser également la clientèle d’affaires. «Ce sont des jeux qui demandent beaucoup de stratégies et de communications entre les membres d’une même équipe. C’est intéressant pour les entreprises de mettre leurs employés dans un contexte comme celui-là, ludique, mais quand même sous pression dans un temps alloué.»

Véronique Raymond-Marcotte et son conjoint ont d’autres projets pour leur nouvelle acquisition, mais préfèrent demeurer discrets pour le moment. «Avec la COVID-19, c’est sûr que ça engendre des coûts supplémentaires. Comme on n’a pas démarré, nous sommes dans une zone grise avec les programmes d’aide du gouvernement. Ce n’est pas une situation facile, mais pas de là à nous décourager. On est encore super enthousiasme face au projet et ça nous donne plus de temps pour planifier notre affaire», termine-t-elle.

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