Claude Bérubé: toujours bien vivant

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Par Bernard Lepage
Claude Bérubé: toujours bien vivant
Claude Bérubé était extrêmement heureux de renouer avec Michel Matteau et Gilles Guay lors du cocktail entourant le 100e anniversaire de L'Hebdo du Saint-Maurice le 16 juillet dernier à Shawinigan.

AMBASSADEUR. Lors des retrouvailles entourant le 100e anniversaire de L’Hebdo du Saint-Maurice le 16 juillet dernier au Centre des Arts, un participant avait toutes les raisons d’être fier du chemin parcouru par l’hebdomadaire de Shawinigan.

L’apport de Claude Bérubé dépasse de beaucoup la période de 1971 à 1980 où il aura été propriétaire du journal. Encore aujourd’hui, il est toujours reconnu comme l’un de ceux qui aura donné à la presse hebdomadaire québécoise la crédibilité qu’elle affiche toujours aujourd’hui.

«À l’époque, se remémore-t-il, il y avait une guerre entre les hebdos vendus et les journaux gratuits comme le nôtre. Pour arriver à convaincre les annonceurs de venir chez nous, il a fallu bâtir un réseau de distribution solide et trouver un moyen de certifier le nombre de copies de nos journaux.»

Tout était à faire dans ce domaine et Claude Bérubé aura joué un rôle de leader dans cette bataille. «La meilleure décision de ma vie professionnelle aura été de mettre Michel Matteau et Gilles Guay à la direction de L’Hebdo du Saint-Maurice. Le journal a connu un développement exceptionnel sous leur règne. Je pouvais donc de mon côté mettre mes énergies et mon temps à consolider le réseau des hebdos gratuits», explique celui qui était à l’époque aussi propriétaire de L’Hebdo Journal à Trois-Rivières.

Claude Bérubé quittera l’industrie de la presse hebdomadaire en 1980 en vendant ses journaux au groupe Trans-Canada (Gesca). À 74 ans bientôt, il demeure néanmoins un consommateur averti d’informations locales. «La presse hebdomadaire a perdu un peu de sa personnalité par rapport à mon époque mais je trouve parfois des reportages qui viennent me chercher.»

Toujours vivant!

Globetrotter devant l’éternel, Claude Bérubé a voyagé presque partout dans le monde depuis la vente de ses journaux. Durant 8 ans même, de 1998 à 2006, il a tout vendu pour naviguer à bord d’un voilier sur la mer des Caraïbes.

Il a côtoyé bien des dangers sur l’océan mais jamais n’a-t-il pensé qu’il lirait un jour un reportage, au retour d’une croisière en Alaska cet été, un reportage annonçant… son décès. «Les rumeurs annonçant ma mort ont été nettement exagérés», aurait-il dire en citant l’écrivain Mark Twain.

«Au contraire, je suis bien vivant et encore mieux, toujours actif», sourit-il en parlant de son site web (www.leptitvieux.com) qui récence plus d’une centaine de textes et de son livre «À 72 ans, moi aussi, j’ai mon mot à dire» lancé à l’automne 2014. «Les gens de ma génération n’ont plus de tribune pour donner leur opinion. Alors, je m’en suis créé une où je peux dire ce que je pense», termine-t-il.

On peut rejoindre Claude Bérubé en écrivant sur son adresse courriel: allo.picasso@hotmail.com

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