-COMMENTAIRE- Jacques Plante: maintenant ou jamais

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Par Bernard Lepage

Ce n’est peut être pas le bon temps alors que les représentants des Jeux du Québec et des Cataractes frappent à toutes les portes en prévision de 2012 – et voilà que la Classique entre aussi dans la ronde – mais s’il y a un moment d’honorer la mémoire de Jacques Plante, c’est maintenant ou jamais!

Près de trois ans après son ouverture, et tenant compte du contexte de contestation dans lequel il a été construit, l’amphithéâtre de l’avenue des Cèdres s’avère une réussite. Quelques autres franchises de la LHJMQ suivent depuis notre exemple et fait rassurant, là aussi les projets ne passent pas comme une lettre à la poste.

Pour une fois par contre, nous avons déblayé la voie plutôt que de suivre le troupeau.

L’abandon du nom Amphithéâtre Jacques-Plante pour Centre Bionest en a déplu à plusieurs mais la majorité a compris que dans le contexte économique actuel, la commercialisation du nom d’un édifice public pour générer des revenus fait maintenant partie des règles habituelles en la matière. À titre d’exemple, Bionest verse 50 000$ annuellement à la Ville et aux Cataractes alors que Desjardins vient de signer pour 75 000$ par année à Drummondville pour associer son nom au vieil aréna.

Cela dit, en mai 2012, Shawinigan accueillera la Coupe Memorial. L’équivalent de la Coupe Stanley dans le hockey junior. Le président d’honneur de l’événement s’appelle un certain Geoff Molson, président et propriétaire des Canadiens de Montréal.

Jacques Plante, un garçon né à Mont-Carmel mais qui a appris à jouer au hockey à l’école supérieur Immaculée-Conception, au centre-ville de Shawinigan, à côté de l’aréna qui devait porter son nom, est l’un des immortels du Tricolore.

Lorsque la construction du nouvel amphithéâtre a été confirmée il y a plus de trois ans, il a été question un temps d’ériger un bronze devant l’édifice à la mémoire du gardien. Le projet a été mis sur la glace lorsqu’il a été évident pour le milieu politique que les dépassements de coûts rendraient ce projet invendable auprès des contribuables.

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Maintenant que la pilule de la facture est moins amère, que le Centre Bionest s’avère finalement une fierté régionale; ne serait-il pas temps de remettre sur le tapis d’honorer la carrière de celui qui a imposé le port du masque chez les gardiens de but, la sortie à l’extérieur des filets et qui a été l’idole de Vladislav Tretiak?

Pourquoi ne pas ‘’profiter » de la présence de Geoff Molson pour redonner une impulsion à ce projet? Par le biais du président honoraire lui-même, de la Brasserie Molson Coors ou, pourquoi pas, du Canadien de Montréal, ne serait-il pas opportun de leur présenter un plan qui viendrait rendre justice à un athlète dont le symbole est autant signifiant ici, à Shawinigan, qu’à Montréal et ailleurs sur la planète hockey?

Les festivités entourant la présentation de la Coupe Memorial à Shawinigan prévoit une exposition du Temple de la renommée du hockey. Pourquoi ne pas en profiter pour en faire une annonce ou un dévoilement concernant l’un des joueurs les plus marquants de l’histoire qui a grandi ici?

Pour qu’elle ait du poids, cette initiative doit être pilotée par la Ville de Shawinigan ou l’organisation des Cataractes. Rien n’empêchera par la suite d’autres voix de s’y joindre pour y donner encore plus d’ampleur.

Autre facteur intéressant, l’organisation des Cataractes annonçait il y a quelques semaines son affiliation à evenko – l’entreprise de la famille Molson qui gère le volet spectacle du Centre Bell – pour développer un créneau similaire au Centre Bionest.

Personne ne signera de chèque en blanc ici mais s’il y un momentum pour raviver la mémoire de Jacques Plante, c’est bien dans les prochaines semaines…

 

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