Des catacombes à Sainte-Anne-de-la-Pérade

Par Antoine Tremblay

Si la ville de Paris peut se vanter d’avoir de célèbres catacombes, la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade peut désormais en faire autant. Offerte depuis le 24 juin, la visite des catacombes de l’église du petit village reconnu pour ses petits poissons des chenaux s’ajoute comme un volet supplémentaire à la visite du bâtiment religieux.

«Le projet de rendre accessible à la population les catacombes de l’église était sur la table depuis déjà quelques années. Avec le thème de la mort que le regroupement Médiat-Muse a instauré cette année dans les musées, le projet prenait tout son sens», explique la coordonnatrice des expositions et des activités du Domaine seigneurial de Sainte-Anne-de-la-Pérade, Émilie Roy-Element.

Même si la température frôle les 35 degrés à l’extérieur, les catacombes sont l’endroit tout à fait approprié pour prendre un peu de fraicheur naturelle tout en se cultivant sur ce lieu chargé d’histoire.

L’endroit n’a rien d’un film d’horreur. L’atmosphère est chargée de vécu. Composé de sable à l’origine, le plancher comprend désormais une allée de pavée qui conduit à travers les 182 corps qui ont été enterrés sous l’église.

Les lumières et les lampions de l’endroit sont disposés de manière à ne pas trop éclairer la pièce et à lui conférer une ambiance mythique.

Le visiteur pourra également apercevoir tout au long du trajet, le nom des personnes et l’année de leur mort sur le dessus des cryptes. La peinture fluorescente éclairée à l’aide d’une lumière qui la réfléchit facilite la lecture des noms.

La visite sait charmer. Le guide raconte le pourquoi de l’existence des cryptes et instruit les curieux sur son histoire. Sous fond d’une légère trame sonore, le visiteur apprendra également qui sont les personnes décédées l’entourant : d’hommes politiques à curés; de femmes à jeunes enfants. À l’époque, il fallait débourser la somme de 16 $ pour reposer dans ce lieu saint.

Une exposition d’art religieux

Inauguré le 6 juillet 2010, le Centre de conservation Lise G. Vallée est le troisième volet de la visite de l’église et il vient compléter son offre touristique. Le plat de résistance de cette exposition consiste à trois objets religieux qui ont repris leurs allures d’antan. Pendant cinq années, le chandelier pascal, le tabernacle et l’autel en tombeau ont subi une restauration majeure. Les objets, faits de bois, sont exposés à leur meilleur jour dans la sacristie de l’église. Tel que le mentionne Claude Payer du Centre de conservation du Québec : «Ce sont des œuvres d’art formidables, attrayantes et vivantes.»

Pour le maire de la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade, Yvon Lafond, ces deux volets qui s’ajoutent à la visite initiale sont une excellente nouvelle. «C’est un atout pour la municipalité en ce qui concerne l’offre touristique en été. C’est un autre attrait qui va piquer la curiosité des gens.»

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires