Habit qui rit sur le qui-vive

Par Andre Perreault

À quelques jours de la fête très colorée de l’Halloween, fête anglo-saxonne d’origine, célébrée la veille de la Toussaint et où, selon la tradition, les enfants se déguisent en fantômes et en sorcières pour quémander des douceurs en sucrerie, le moment m’apparaît singulièrement approprié pour vous entretenir de costumes extravagants, de vêtements burlesques, d’habillement désopilant et pourquoi pas d’habit qui rit, d’habit choisi, d’habit de défi, d’habit que l’on chérit.

Force est de reconnaître que cette fête populaire est la dernière célébration pour les jeunes de tout âge avant que la nature endosse son long et épais manteau blanc. Qui mieux que la saintitioise Caroline Trépanier, propriétaire de la boutique Les Costumes HABIT QUI RIT sise au mini centre d’achat de la rue Louis Pinard à Trois-Rivières, pour nous présenter la philosophie qui prévaut lorsqu’une personne décide d’usurper l’identité visuelle d’un personnage quelconque lors d’un événement social, festif ou historique.

Réflexion sur l’habit d’emprunt

L’axiome qui dit que «L’habit ne fait pas le moine» prend tout son sens pour la costumière et l’habilleuse de profession, Caroline, qui soutient que ce n’est pas sur l’apparence qu’il faut juger les gens. Elle emprunte la pensée de Molière qui affirme que «la plus forte apparence peut jeter dans l’esprit fausse créance.» «Chez-nous, le costume permet le divertissement communautaire, l’amusement sans autre motif poursuivi», dira la spécialiste du paraître autrement. Avec sagesse, elle rajoutera : « Ne force pas autrui à porter ton costume même s’il lui convient bien d’apparence et ne te crois jamais dans le costume d’un autre ». Aussi blagueuse que sérieuse, la philanthrope Caroline conclura en proclamant qu’il est toujours plus facile de sécher les vêtements que les larmes d’un ami.

Origine d’Habit qui rit

C’est au sous-sol de la résidence de St-Tite de maman Danièle Asselin que la boutique a pris humblement naissance en 1987. «Ma mère confectionnait les costumes de mes deux sœurs Claudine et Stéphanie qui prenaient part aux spectacles annuels du Club de Patinage Artistique Les Cabrioles.» De 1987 à 1994, Danièle Asselin accepta de faire bénéficier de ses talents de création en couture à tous les membres du Club puis aux participants des soirées de danse country. Depuis, HABIT QUI RIT n’a cessé de progresser. Caroline a pris la relève de sa mère en 1994 et l’ascension fut vertigineuse.

Depuis les deux dernières années, Caroline a rafraîchi, à plus de 25%, tout le matériel de la boutique. Pour elle, expansion, développement et nouveautés ne font qu’un. Elle est devenue une sommité au Cœur du Québec pour l’originalité et la qualité des costumes en location. L’achalandage et la fidélité de la clientèle provenant des villes de Québec et Montréal est significatif de l’excellence et de la diversité de ses créations vestimentaires.

La boutique compte plus de 4000 différents costumes, plus de 5000 accessoires en chapeaux, perruques, bijoux, lunettes, bottes et souliers. Quelle impressionnante caverne d’Ali Baba, quels fabuleux trésors vestimentaires!… De nos jours, on se costume pour les fêtes de l’Halloween, de la St-Valentin, des événements historiques, militaires, juridiques et religieux. Les mariages, les bien-cuit, les rencontres médiévales, western, indiennes et toute la panoplie des festivals et des bals costumés sont autant de motifs de masquer son quotidien routinier. Les gens de théâtre, de cinéma et de la télé la consultent et la visitent régulièrement.

En ajout à ses compétences

Depuis 2001, avec passion et compétences, Caroline se plait à offrir sa propre collection de vêtements féminins baptisée ELFEE. D’ailleurs, elle participera au Salon des Métiers d’Art de Trois-Rivières, qui aura lieu à la Maison de la Culture du 26 au 29 novembre 2009. Cette collection sera-t-elle primée?…

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