«Je veux lui donner des ailes» -Julie Robitaille

Par superadmin
«Je veux lui donner des ailes» -Julie Robitaille
La Shawiniganaise Julie Robitaille voit son école de powerskating connaître de plus en plus de succès.

HOCKEY. Avec des jeunes provenant des quatre coins du Québec, de l’Ontario et des Maritimes, ainsi que des professionnels tels que Patrice Bergeron et Mikhaïl Grigorenko, l’École powerskating Julie Robitaille est devenue une référence sur la planète hockey. Où arrêtera ce succès?

La Shawiniganaise Julie Robitaille est tout sourire lorsque vient le temps de parler de son école de powerskating, qui connaît un succès monstre. «Chaque été, c’est plus gros que le précédent. Notre travail permet de semer des graines un peu partout et c’est une belle réussite. Mikhaïl Grigorenko me racontait que c’est un naviguant sur internet avec sa copine qu’il a trouvé notre école. Patrice Bergeron, Jonathan Audy-Marchessault et Frédérick Roy lui ont tous conseillé de venir travailler avec moi. Il a eu quelques expériences pas toujours concluantes avec d’autres écoles par le passé. Disons que c’est un petit cadeau tombé du ciel», a-t-elle affirmé.

Le nouvel attaquant de l’Avalanche du Colorado démontre déjà des signes d’amélioration après seulement deux séances sur glace. «Après 30 minutes, il m’a dit qu’il se sentait poussé dans le dos. C’est un jeune très talentueux, mais qui est un patineur moyen par rapport à ce qu’un Bergeron ou Desharnais est devenu. Il démontre vraiment beaucoup d’intérêt pour ce que je lui enseigne. Je suis convaincu qu’il va connaître une belle carrière. C’est un joueur qui peut encore prendre deux et trois coches sur son coup de patin. Je veux l’amener là et il a les aptitudes pour y arriver. Il démontre une belle ouverture d’esprit. Je veux lui donner des ailes», a lancé Robitaille.

L’ancien porte-couleurs des diables rouges est attentif aux moindres détails. «Il ne faut pas penser que tous les professionnels sont plaisants à diriger. Dans le cas de Mikhaïl, ce n’est pas son agent ou son équipe qui l’oblige à être là. Il veut sortir de sa zone de confort et devenir meilleur. C’est plaisant de travailler avec un jeune qui a une bonne attitude. Je suis convaincu et j’espère que ça deviendra un rendez-vous annuel pour lui».

Un succès monstre

Si Grigorenko représente un bel outil de promotion pour les jeunes joueurs, d’autres tels que Samuel Girard, Anthony Beauvillier, Mathieu Olivier et Gabriel Sylvestre des Cataractes de Shawinigan ont une confiance aveugle en l’équipe de Julie Robitaille.

Les demandes affluent de partout, une réalité qui est loin d’inquiéter la propriétaire de l’École de powerskating Julie Robitaille. «Je suis consciente que je n’aurai jamais la qualité que j’offre en augmentant le nombre de patineurs que l’école accueille. Mon personnel doit suivre et je dois m’assurer qu’il soit sur la coche. J’ai toujours eu comme mentalité de monter un échelon à la fois. Je n’ai jamais été pressée de me rendre en haut. Je vis les choses comme elles m’arrivent. Lentement mais sûrement, nous continuons notre chemin. Ça va déjà plus vite que je le projetais».

Dans un tel contexte, des choix s’imposent. «La conciliation travail/famille me demande beaucoup. Je fais des choix. J’ai récemment refusé de faire une présentation lors d’un colloque d’Hockey Québec, car ça ne fonctionnait pas avec mon horaire».

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