La pomme de terre sort de l’ombre

Par superadmin

Banale la pomme de terre? Disons qu’elle passe plutôt inaperçue. La Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec a mis un projet en branle pour sortir la pomme de terre de l’oubli et l’exposer au grand jour. «Novembre: mois de la pomme de terre», permettra de débanaliser ce légume.

«Pour le monde, une patate, c’est une patate! Par contre, seulement au Canada, 5000 variétés de pommes de terre sont plantées chaque année. En Europe, ce mets est loin d’être banal. La promotion de la pomme de terre est moins importante ici», explique le président de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec, un résident de Notre-Dame-du-Mont-Carmel dans la MRC des Chenaux, Réal Brière, également président du Syndicat des producteurs de pommes de terre de la Mauricie.

Ce mois permettra aux consommateurs qui visitent les supermarchés des chaînes Metro, Sobeys et Provigo d’apprendre davantage sur la pomme de terre. «Il va y avoir des bannières, des recettes, les caractéristiques des différentes variétés, etc. On a choisi le mois de novembre, parce qu’à cette date, toutes les pommes de terre sont rentrées en entrepôts et les gens sont revenus de leurs vacances. La majorité de la population peut donc être rejointe», explique M. Brière, également copropriétaire de deux fermes, Pro-Champ et Agri-Parmentier, comprenant près de 400 hectares de pommes de terre.

La pomme de terre au Québec

Les pommes de terre québécoises sont destinées à quatre vocations: la semence, la croustille, les pommes de terre de table et le prépelage (frites). «50% de la production de pommes de terre est destinée à la table, 20% au prépelage, 20% pour les croustilles et 10% pour la semence», souligne M. Brière.

Le Québec figure au 4e rang des provinces canadiennes en termes de production de pommes de terre. Pas moins de 20 000 hectares de pommes de terre font partie du décor québécois et le rendement moyen des champs québécois est de 53 000 kilos par hectare.

L’augmentation du dollar canadien sera certes un défi de taille pour les producteurs de pommes de terre. «Dans les défis reliés à la production de pommes de terre, il va y avoir l’adaptation avec le dollar au pair. Mais on a quand même une bonne collaboration avec les trois grandes chaînes Sobeys, Metro et Provigo», ajoute M. Brière. À ce sujet, il mentionne que la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec a permis l’entente voulant que 90% des pommes de terre vendues dans les supermarchés Metro et Sobeys soient québécoises.

Un second défi est celui de travailler avec les normes strictes des grandes chaînes d’alimentation soucieuses de la qualité des aliments qui se trouvent sur leurs tablettes. «Le contrôle de la qualité de la pomme de terre est beaucoup plus sévère que la norme canadienne. Les producteurs reçoivent un cahier de charge avec les normes de salubrité et de traçabilité à respecter», conclut-il. Saviez-vous que?

Une pomme de terre moyenne avec la pelure et cuite au four contient… – autant de vitamine C que deux pommes – deux fois plus de potassium qu’une banane – autant de protéines qu’une demi-tasse de lait – autant de fibres que six pruneaux

En Mauricie… – il y a 1800 hectares de pommes de terre

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