La Saline – tome 2 en librairie

Par superadmin

Louise Lacoursière replonge dans l’univers de La Saline dans le deuxième tome de la série intitulé «Impasse», lancé hier.

Saint-Léon-le-Grand, 1891. Le Dr Antoine Peltier a finalement choisi de fréquenter la timide Mathilde et la demande en mariage, mais il demeure hanté par le souvenir de Judy. Il reçoit une lettre de cette dernière, quelques jours après qu’il eut demandé Mathilde en mariage. Il refuse de la revoir.

Mais Judy ne lâchera pas le morceau…

«La trame romanesque prend plus de place que dans le premier tome, en ce sens où j’exploite davantage les sentiments des différents personnages», souligne Louise Lacoursière.

Les personnages seront amenés à sortir du village. Ils découvriront la vie urbaine à Québec, lorsque l’on amasse des fonds pour construire le Monument nationale, à Montréal dans les bains publics et à Trois-Rivières.

«On assistera au défilé de la Fête nationale à Trois-Rivières à travers les yeux d’Antoine. Il y aura une messe à la cathédrale lors de laquelle on chantera le Ô Canada, un moment émouvant pour les personnages. Il faut savoir que l’hymne a d’abord été composé à l’occasion d’un rassemblement canadien-français à Québec. Il était associé aux célébrations de la Fête nationale à l’époque», raconte l’auteure.

Homosexualité et grossesse

Dans «La Saline – Impasse», on suit aussi Benjamin, l’ami d’enfance d’Antoine, qui vit à Montréal et qui tente de renier son homosexualité.

On lui présentera une femme. Il accepte de la fréquenter, en essayant de se convaincre qu’il trouve les hommes beaux seulement parce qu’il n’a pas encore rencontré la bonne femme.

«L’homosexualité était tellement cachée à la fin du 19e siècle. Benjamin va pour la première fois dans les bains publics et on découvre son émoi en voyant des hommes nus. Benjamin veut désespérément une vie comme les autres», mentionne Louise Lacoursière.

Une femme tombera également enceinte. Le lecteur découvrira les superstitions dont étaient victimes les femmes enceintes à l’époque.

«Elles se cachaient. Par exemple, on disait que si une personne infirme te touchait pendant ta grossesse, le bébé serait infirme aussi. Les femmes enceintes se cachaient chez elles pour protéger leur bébé», explique Mme Lacoursière.

Moment de répit

«Le défi le plus important pendant l’écriture a été de doser le romanesque comparativement au documentaire, car tous les événements relatés dans le livre sont véridiques. Parce que je veux que les lecteurs s’installent confortablement avec le livre pour le lire et que ça leur apporte un moment de répit», confie l’auteure.

«Je pense que l’écriture est assez fluide pour que ça n’accroche pas et qu’on se laisse entraîner dans un autre univers. Je voulais que le vocabulaire soit précis sans être trop lourd, surtout les termes médicaux», ajoute-t-elle.

La saga historique «La Saline» prendra fin dans le prochain tome, déjà en cours d’écriture.

La vie sera difficile pour Antoine et les autres dans le tome 3, mais Louise Lacrousière assure qu’entre les larmes, on aura droit à plusieurs situations qui font sourire… dont une nuit aux morts qui s’annonce assez drôle!

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