Pas question de boire l’eau de la rivière Saint-Maurice

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Par Bernard Lepage

Si Claude Villemure est élu le 1er novembre, les Shawiniganais n’auront pas à boire l’eau de la rivière Saint-Maurice. C’est l’engagement pris jeudi par le chef du Ralliement Municipal à propos de ce projet qui met en danger selon lui la santé physique et financière des citoyens.

Relevant des éléments tirés d’études environnementales, le candidat à la mairie a évoqué les dangers de boire l’eau du Saint-Maurice à cause de la concentration de mercure qui s’y trouve; des eaux usées traitées qui y sont toujours déversées; de l’héritage d’un siècle de pollution industrielle toujours présente dans les sédiments; de la présence de sites d’enfouissement clandestins en amont; de l’augmentation du nombre de bateaux à moteur, etc. «C’est à partir de Grand-Mère que l’eau de la rivière Saint-Maurice commence se dégrader, a rappelé Claude Villemure. Lors de mes rencontres avec les gens dans la rue, presque tous sont inquiets à la perspective de boire l’eau du Saint-Maurice.»

Tout en étant très critique vis-à-vis la Ville qui refuse toujours de rendre disponible l’étude de Pluritec, le chef du Ralliement Municipal n’a pas mâché ses mots envers le gouvernement du Québec et les règles qu’il impose en matière d’eau potable. «Il y a un biologiste qui s’est levé un matin et qui a décidé de décréter le maximum d’eau qu’on pouvait puiser dans les lacs la Pêche et des Piles», a imagé Claude Villemure comme pour souligner le caractère arbitraire de ce seuil.

Le candidat à la mairie est aussi contre ce projet à cause de ses coûts exorbitants qui compromettent l’avenir des jeunes Shawiniganais. «On nous impose de mettre de l’argent dans les tuyaux au lieu de l’investir dans la création d’emplois!» Utilisant des mots très durs, Claude Villemure a souligné qu’on demande à Shawinigan de s’appauvrir encore plus alors qu’elle n’a jamais été compensée pour avoir enrichi dans le passé le Québec et le Canada. «Les compagnies nous ont violés puis abandonnés!»

Le candidat rappelle que Shawinigan traîne une dette à long terme de tout près de 100 millions$ et que d’autres projets importants attendent comme celui de la construction d’un nouveau garage municipal, du dossier du Lac-à-la-Tortue et de la dégradation des infrastructures existantes. «Actuellement, ce dossier porte ombrage à tous les autres», déplore-t-il.

Le Ralliement Municipal demeure assez vague quant à la manière qu’il entend satisfaire aux normes environnementales du gouvernement tout en conservant ses deux sources d’approvisionnement. Essentiellement, la solution passe par l’intégration du concept du développement durable dans la gestion de la consommation d’eau potable à Shawinigan. D’ailleurs, Claude Villemure suggère de reprendre l’étude de Pluritec en développant tout cet aspect. Une consommation plus responsable de l’eau pourrait passer par exemple par l’imposition de compteur d’eau a laissé entendre le candidat à la mairie.

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