Un défi de taille pour 250 Roses

Photo de Jonathan Cossette
Par Jonathan Cossette

DÉFI. Près de 250 Roses se sont réunies à quelques reprises pour un camp d’entraînement à la hauteur du défi qui les attend. Ledit évènement aura lieu le 26 septembre au Parc national de la Mauricie.

En effet, les membres de l’Équipe Féminine du Parc parcourront 105 km sur leur vélo ou participeront au duathlon qui consiste à 60 km de vélo de route et demi-marathon (21,1 km de course à pied) en sentier. Il s’agit de deux défis de taille, qui demandent beaucoup de persévérance, de confiance en soi et de préparation.

Elles sont des mères, des professionnelles, des retraitées et des survivantes. L’activité physique est un ajout à leur horaire déjà chargé. Pourtant, elles ont accepté de relever le défi avec l’appui des mentors, des entraîneurs et des autres femmes.

Annie-Claude Boyer

«Je n’ai jamais cherché à m’inscrire à un défi pour occuper mon temps, car je suis mère de trois enfants (jumelles de 5 ans et garçon de près de 3 ans). Donc il y a deux ans, lors de ma première inscription, j’étais pas mal occupée! C’est plutôt Marie-Josée Gervais qui a croisé mon chemin. Elle a un pouvoir persuasif à la fois subtil et très efficace!»

«Ma première grossesse fut celle de jumelles. Toute une surprise, mais aussi tout un défi! Nous avons ensuite décidé de tenter notre coup pour un troisième enfant et alors qu’on croyait que ce serait "facile" comparativement à la première grossesse, nous avons eu un fils avec une maladie rare, soit le syndrome Williams (comme dans le film Gabrielle).»

«C’est une maladie génétique non héréditaire qui vient avec plusieurs particularités, soit différents problèmes de vision, d’audition, de coordination, un visage typique, des traits de caractère typiques et une déficience intellectuelle qui peut être de niveau variable. Notre fils a donc besoin de suivis médicaux fréquents, de stimulation accrue et de beaucoup de patience et d’amour. Ces enfants ont tellement d’amour à donner! Mais la première année de sa vie a été particulièrement difficile pour nous. Alors que la vie m’avait amené plusieurs défis, j’avais le goût d’en relever un qui soit pour moi. Le goût de me remettre en forme et de penser à moi.»

«Je suis vraiment fière de réussir à intégrer l’exercice physique dans mon quotidien plutôt fou. Je suis aussi très fière de chaque petit pas que j’ai réussi à accomplir à vélo. S’habituer à un vélo de route est déjà une adaptation donc d’ajouter les clips me paniquait. Pourtant j’ai réussi avec les conseils de consoeurs de l’équipe. Et alors que de rouler à plus de 30 km/h dans les descentes m’effrayait, j’arrive maintenant à apprécier ces descentes qui sont aussi fréquentes que les montées dans le Parc.»

«Le fait de réussir à surmonter toutes ces petites épreuves nous donne beaucoup de confiance en soi. Vous savez, le jour du défi, c’est surtout entre les deux oreilles que ça se joue! Le plus difficile est vraiment de trouver du temps pour soi. Ça prend beaucoup de volonté et aussi beaucoup de compréhension du conjoint. Il faut aussi souvent se parler, car il serait donc facile d’écouter cette petite voix, de tout laisser tomber et de s’asseoir sur son divan.»

«C’est une incroyable chance de pouvoir avoir des conseils d’experts et d’être si bien encadrées! Je remercie Marie-Josée pour m’avoir convaincue d’embarquer dans cette folle aventure. Je remercie aussi Chantal Guimond et toute l’équipe d’améliorer la santé des femmes du Québec et de leur famille, une Rose à la fois.»

Jacqueline Hébert

«J’avais déjà en tête de me trouver quelque chose de spécial pour souligner mes 60 ans. En même temps, j’ai lu un article dans le vélo mag sur l’équipe féminine et j’ai réalisé que peut-être moi aussi je pouvais! L’équipe féminine me donnait l’opportunité de m’intégrer, m’accompagner et m’épauler pour réaliser un défi auquel je n’aurais pas osé m’attaquer toute seule.»

«Les Roses, c’est une famille formidable de solidarité et d’encouragements. Merci à Marie Josée et Chantal de nous faire sentir importante et nous pousser à se dépasser. Pas important d’être première ou dernière, mais j’irai jusqu’au bout à ma façon.»

«Je faisais du cyclotourisme avec mon conjoint dans nos bonnes années nous parvenions à faire 800 km, mais le vélo de route, c’était autre chose. Je voulais voir où étaient mes limites et je réalise que l’on peut toujours les dépasser, c’est beaucoup notre esprit qui fait toute la différence.»

«On s’accroche souvent à des petits déclencheurs qui nous poussent à ne pas lâcher telle qu’à une personne à qui on s’identifie et qui nous pousse à ne pas lâcher. On est très fière de soi et ça irradie tout autour de soi, comme nos enfants et nos petits-enfants. J’ai convaincu mon conjoint d’embarquer dans l’aventure, en plus de me donner plein d’énergie.»

«C’est difficile, très difficile, mais l’euphorie d’avoir réussi efface beaucoup de douleur et réchauffe d’un seul coup. À mon arrivée, j’ai tout de suite pris la décision de me réinscrire pour une deuxième année et je suis aussi comblée de faire partie de cette belle gang. L’équipe féminine des Roses se veut une opportunité pour les femmes de réaliser qu’elles sont capables de beaucoup plus que ce qu’elles croient.»

Julie Roy

«En novembre 2013, j’ai eu un grave accident d’automobile. Comme j’ai subi un léger traumatisme crânien, j’ai eu mal à la tête pendant un an. Je me disais que j’allais redevenir active. J’avais assisté à une conférence qui disait que les gens ayant subi un TCC devaient faire des activités de cardio car le reçu d’oxygène aide à récupérer plus rapidement.»

«Ça permet de se faire un cercle d’amis et d’avoir toujours quelqu’un avec qui rouler maintenant. Le défi nous oblige à nous entraîner de façon régulière, à rouler et à nous faire évoluer. On peut s’adapter à toute situation, car il y a toujours des personnes dans les Roses pour t’aider à réussir et à cheminer.»

«Le défi est accessible à tous! De plus en plus, on apprend à apprivoiser les cotes. Jamais je n’aurais cru être capable et maintenant, rouler des distances de 40 ou 50 kilomètres représente des petites sorties de routine le soir.»

«Peu importe ce qui va arriver le jour du défi, si je ne suis pas en forme ou si j’ai un bris de vélo, ou encore s’il ne fait que 8 degrés comme l’an dernier, ma plus grande fierté, c’est mon évolution et mon cheminement parcouru au fil du temps. Il a aussi le fait que je me suis fait un bon réseau d’amies!»

Carole Lavoie

«Je suis une femme diabétique sous pompe à insuline, et pour la première fois, je ferai un défi sportif avec une autre femme diabétique sous pompe tout comme moi. Et ce sera une première expérience d’être deux à s’arrêter aux 25 km pour vérifier la justesse de nos glycémies.»

«Une de mes collègues est mentore de l’évènement et quelqu’un qui avait assisté à une de mes conférences était une rose diabétique qui avait des problèmes d’entraînement. Je l’ai aidé à finir et elle m’avait dit de le faire l’an prochain. Alors je me suis dit pourquoi pas!»

«C’est la première fois que je vais faire face à un défi sportif de la sorte. Je ne le fais pas vraiment pour l’activité physique, car j’étais déjà quelqu’un de très active. Je veux tenter de consacrer le plus de temps possible à l’activité physique et que mes ados soient fiers de moi. Je trouve aussi très intéressante la réunion de femmes de toutes les régions et de tous les milieux.»

«C’est un défi formidable! C’est paniquant un peu quand on se demande »vais-je le réussir », mais bon. J’aurais aimé rouler un peu plus cet été aussi. On va voir ce qui va arriver!»

Renée-Claude Ducharme

«Je suis une Trifluvienne. J’ai choisi de m’inscrire dans l’équipe féminine afin de m’accorder du temps tout en réussissant un défi stimulant. J’en suis à ma deuxième année avec les Roses. C’est une première pour moi pour ce genre de défi puisque je ne suis pas athlète.»

«Je voulais m’accorder du temps et penser à moi. La vie va vite! Je suis maman de 3 jeunes femmes et je travaille. J’ai une maison à entretenir. J’ai toujours prôné les bienfaits des activités sportives et j’ai choisi de le faire et de mettre à exécution ce que je disais. Je trouve stimulant de relever un défi en groupe avec des Roses toutes plus extraordinaires les unes que les autres.»

«Cela fait tellement de bien de s’entraîner, de se motiver entre nous et de réaliser tous les progrès que l’on fait! Il y a aussi l’effet d’entraînement autour de soi. Cela motive aussi notre entourage à bouger.»

«On s’y adapte bien! Nous sommes bien encadrées avec une équipe qui s’y connaît bien. Nous avons des conseils sur l’entraînement avec un plan à suivre, des conseils nutrition, des conseils techniques… Bref, il y a toujours quelqu’un pour nous supporter! On se sent bien entourée.»

«Je le recommande à toutes! À celles qui hésitent en se disant qu’elles ne savent pas si elles devraient se lancer dans cette belle aventure je leur dirais: "Allez! Vas-y! Tu en ressortiras grandie! Tu es capable! Chacune à sa façon!»

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