Un quartier pour sa tranquillité résidentielle

Par superadmin

Mme Doucet mentionnait dans l’article paru il y a quelques semaines subir un acharnement pour la freiner dans l’exploitation de son commerce et disait qu’il ne se passerait rien de différent par rapport à l’activité de la 128e rue. À première vue, cette opposition peut paraître exagérée, mais il faut cependant préciser certains faits pour comprendre l’ampleur de l’opposition.

On mentionne dans l’article son désir de prendre sa pré-retraite et de continuer une exploitation à temps partiel et qu’il n’y a aucune intention de faire grossir le commerce. Pourtant, la dernière demande de modification des règlements concerne des augmentations par rapport au commerce actuel, soit l’agrandissement à 40% de la superficie, ce qui totalise plus de 1000 pi ² de surface commerciale, et le nombre de stationnements passe à 5 places et la clause un seul client à la fois est annulé. Donc, plus de visibilité, plus de superficie, plus d’espace mais pas l’intention de grossir?

De surcroît, et c’est ici le plus important, le genre de modification demandé est transférable à tout commerce ! Rien n’empêcherait, une fois le temps de la retraite venue, de vendre le commerce à quelqu’un désirant en faire un usage plus étendu. Il convient de mentionner que, lors de la séance du 14 janvier 2013, Mme Doucet a spécifié la possibilité d’avoir des stagiaires dont l’étendue du travail est jusqu’à ce jour demeure inconnue, elle a également mentionné la nécessité d’assurer une relève. Si cela n’est en soi pas une preuve d’intention, ce n’est certainement pas non plus une garantie que le commerce ne s’intensifiera pas. À sa première demande du 17 décembre 2012, il était question d’avoir 2 employés de plus. Également, le projet ne prévoit pas de restriction applicable au niveau des heures et des journées d’ouverture. Et, ne vous méprenez pas, lors des heures d’ouverture, c’est un réel va-et-vient de voitures qui s’opère.

Nous voulons bien prêter foi aux prétentions de Mme Doucet, mais aucune garantie ne nous est fournie quant aux intentions réelles et futures à l’exploitation du commerce dans la zone résidentielle.

Il a été mentionné dans l’article que 175 000$ ont été investis pour l’ouverture de cette clinique et que cette somme sera inutile si le projet n’aboutit pas. Il reste que les autorisations nécessaires n’ont pas été obtenues avant de débuter les travaux. Et en quoi le fait d’investir des sommes considérables pour un projet qui n’est pas encore autorisé devient un argument valable ? Est-ce que le fait d’acheter une automobile sans avoir un permis de conduire devrait être un argument me permettant de circuler sur les voies publiques ?

Et que dire de l’impact sur la valeur de nos maisons ? Comment peut-on prétendre que l’implantation d’un commerce en plein milieu d’une rue résidentielle peut augmenter la valeur du quartier ? Entre une rue grevée d’un commerce et une rue totalement résidentielle, laquelle choisiriez-vous pour y installer votre résidence ? Poser la question, c’est y répondre.

Bref, on nous demande d’accepter l’octroi d’un permis d’exploitation commerciale et de se fier à des prétentions qui ne limiteront d’aucune façon l’intensité de la dérogation et la possibilité de transmettre le commerce à quelqu’un qui pourrait l’exploiter sans réelle limite.

Il ne nous apparaît pas souhaitable d’étendre des usages commerciaux qui dérogent et annulent les règlements de zonage des secteurs résidentiels. Rappelons qu’un règlement de zonage existe pour assurer une certaine quiétude aux quartiers résidentiels et que plusieurs locaux commerciaux sont libres à Shawinigan-Sud pour ce genre d’activités.

C’est pourquoi nous espérons que les citoyens désirant éviter que ce genre de situation se reproduise viennent voter en grand nombre le 5 mai prochain.

Linda Pelletier, propriétaire et résidente de la 127e rue

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