Une alternative pour les utilisateurs pris en otage

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Par Bernard Lepage

Depuis qu’un point d’accès alimenté par la fibre optique a été installé cet été au sommet de la tour d’observation de la Cité de l’énergie, des centaines d’internautes de Shawinigan et des environs ont désormais accès à la haute vitesse.

«Si tu aperçois la tour de la Cité de l’énergie de chez vous, tu es presque sûr d’y avoir accès», explique Maryse Gervais, directrice générale par intérim de TGV Net Mauricie, organisme sans but lucratif et responsable de rendre disponible la fibre optique inutilisée par les commissions scolaires de l’Énergie et du Chemin-du-Roy.

Des résidents des rangs Saint-Pierre et Saint-Michel, dans le secteur Shawinigan-Sud, ainsi que des municipalités de Saint-Étienne-des-Grès et Saint-Boniface peuvent ainsi aujourd’hui naviguer sur Internet à la vitesse grand V. «Parce que les télécommunicateurs et câblodistributeurs dominants n’y trouvent pas leur profit, ces secteurs n’avaient auparavant accès à Internet qu’avec une ligne téléphonique», relate Maryse Gervais.

Une situation vécue également par des bassins de population localisés par exemple à Saint-Gérard-des-Laurentides, à Vallée-du-Parc, dans le rang Saint-Mathieu Est, à Lac-à-la-Tortue, à Saint-Georges de Champlain ajoute la directrice générale intérimaire. Plusieurs propriétaires de Saint-Mathieu-du-Parc et de Saint-Élie-de-Caxton fonctionnent encore à l’ère jurassique en la matière. «Dès qu’il y a une volonté d’un milieu à se brancher haute vitesse par la fibre optique, Xittel (n.d.l.r.: le fournisseur Internet dans ce dossier) se rend sur les lieux afin de vérifier la qualité de réception du signal.» Si l’analyse est négative, des options sont alors évaluées comme l’installation d’un récepteur pour relayer le signal. «C’est le nombre de gens intéressés qui détermine si on rend disponible la fibre optique. Actuellement, l’intérêt d’une vingtaine de personnes dans un secteur est suffisant afin que l’on enclenche de processus d’analyse et de réalisation.»

Avec Xittel, TGV Net a développé une offre de services à partir de près de 40$ par mois, un tarif concurrentiel par rapport aux prix exigés par Bell et Cogeco. De plus, l’abonné peut combiner son service Internet avec la téléphonie par protocole Internet (IP) pour moins de 70$.

L’offre de TGV Net et Xittel nécessite toutefois l’achat et l’installation d’un récepteur pour capter les ondes, une facture d’environ 200$ pour l’abonné, ainsi que l’achat d’un routeur (environ 50$). Un coût qui ne représente toutefois pas un obstacle pour la majorité des internautes résignés à télécharger des fichiers à une vitesse de tortue (ex.: un document de 1 GO prendra 2 minutes à télécharger avec la fibre optique contre près de 100 heures avec un modem téléphonique 33.6 k).

Actuellement, TGV Net a branché quelque 900 clients résidentiels et commerciaux partout en Mauricie. «Nous prévoyons en rejoindre 1200 d’ici deux ans», estime Maryse Gervais.

On peut obtenir plus de renseignement sur le service Internet de TGV Net en communiquant avec Maryse Gervais au 819 537-5107 poste 206 ou au 819 601-1119 ou en écrivant par courriel à l’adresse info@tgvnet.ca

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