Yanina Rock : découvrir l’art

Par Antoine Tremblay

L’artiste Yanina Rock trouve son inspiration depuis près de 15 ans à Saint-Mathieu-du-Parc. Dernièrement, elle était la seule représentante du Québec, voire même du Canada, au Festival de Hûe au Vietnam. Ce festival, d’envergure internationale, accueille tous les deux ans une quarantaine de groupe d’artistes et de troupes artistiques de 31 pays.

Pour produire la quinzaine de toiles mises en exposition dans ce pays d’Asie, l’artiste s’est donné un thème général. «En fait, c’est une orientation. Je me suis demandé quels éléments pourraient représenter efficacement le Québec», explique-t-elle. C’est à partir de cette question qu’est née une série de peinture arborant des arbres aux couleurs d’automne. «Par cette création, j’apportais la lumière du Québec avec moi», ajoute Mme Rock.

Mais cette peintre autodidacte n’a pas l’habitude de donner de ligne directrice à ses œuvres. «Généralement, je n’ai pas de thème. Quand je commence une peinture, je ne sais pas trop où je m’en vais, souligne-t-elle. Je pars toujours des couleurs primaires, puis je mets des textures. J’ai toujours le besoin d’essayer de nouvelles techniques; d’expérimenter de nouvelles choses. Je commence à peindre un grand jet et lorsque je vois une forme apparaitre, je la fais ressortir. Je travaille sur deux ou trois œuvres en même temps. Quelques fois, ça va très bien, d’autres fois non».

Yanina Rock révèle qu’elle a toujours aimé faire des expériences. «J’ai commencé la peinture par l’aquarelle pour continuer avec une technique à l’huile. Dans ma démarche, j’essaie continuellement de trouver un moyen pour que mes œuvres soient de plus en plus lumineuses. Avec la texture que j’y inclus, j’ajoute une troisième dimension à mon art», ajoute-t-elle.

Mme Rock a participé en 2006 à l’exposition Galerie Art et Miss à Paris en France où elle s’est mérité le prix du public. Elle était également à la septième édition de la Rencontre Nationale des femmes plasticiennes autodidactes à Monastir en Tunisie en 2007. «On y avait grandement apprécié les techniques de travail utilisées, la création énergique et passionnée, la puissance de la gestuelle, de la couleur donnant ainsi des toiles de nature impressionniste, abstraite et contemporaine à la fois», précise-t-elle.

Faisant de la peinture professionnellement depuis 15 ans, la Mathieusaintoise situe son art entre le figuratif et l’abstrait. «Je garde toujours la perspective du mouvement, de la texture et de la luminosité. Ce qui est important, c’est de ne pas voir tous les éléments dans mes créations au premier regard. Je veux qu’on découvre mes peintures. Je veux que même après quelques années, la personne qui possède mon œuvre découvre de nouveaux éléments.»

Cette psychologue de formation ne cache pas que ce domaine se transpose dans ce qu’elle réalise. «À travers l’art, on se découvre. C’est dans les créations que l’on s’exprime et que l’on se découvre.»

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