COVID-19: Les syndicats réclament une commission d’enquête

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Par Jonathan Cossette
COVID-19: Les syndicats réclament une commission d’enquête

Les syndicats CSN du CIUSSS Mauricie/Centre-du-Québec s’inquiètent des mesures mises en place pour assurer la santé, la sécurité et l’intégrité de la population de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Ils dénoncent, entre autres, la gestion du CIUSSS-MCQ pendant cette période de crise hors du commun.

Des représentants des syndicats, de la fédération de la santé et des services sociaux et du conseil central, tous affiliés à la CSN, ont tenu un point de presse ce matin pour dénoncer certains points.

«Comme société, nous devons prendre en main notre avenir et  nous assurer que les situations vécues dans les centres d’hébergement (CHSLD) et les autres bâtisses ne se répètent jamais», a lancé Marie-Line Séguin, vice-présidente régionale Cœur-du-Québec FSSS – CSN. «Depuis le début de la crise, la population réalise l’importance qu’apportent les travailleurs de la santé et les services sociaux, ainsi que le dévouement du personnel.»

«Il faut faire la lumière sur la situation dans les CIUSSS-MCQ et pour ça, ça va prendre une commission d’enquête indépendante qui pourra analyser l’ensemble des décisions qui ont été prises par le CIUSSS», ajoute pour sa part Pascal Bastarache, président du Syndicat du personnel para technique, des services auxiliaires et de métiers-CSN du CIUSSS-Mauricie/Centre-du-Québec . «Nous avons lancé une pétition à ce sujet hier et on a déjà recueilli 500 signatures. La commission d’enquête indépendante est essentielle et ce n’est pas une demande syndicale versus les patronaux, mais bien pour les citoyens. Le déclin du système de santé et services sociaux est ébranlé depuis plusieurs années au Québec, et maintenant, nous allons tous prendre conscience l’inefficacité du système actuel et qu’on doit prend les choses en main et trouver des solutions.»

Les syndicats déplorent également la création des CIUSSS lors de la «réforme Barette», surtout par la complexité hiérarchique qu’elle a engendrée.

«On ne doit pas invoquer ça pour justifier la mort de centaines de personnes. En revanche, ces éléments sont centraux dans la compréhension de la situation actuelle», a pour sa part commenté Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur-du-Québec (CSN).

Aussi présent, le président du Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et professionnels de l’administration du CIUSSS de la Mauricie/Centre-du-Québec – CSN, Frédérick Beaulieu, a lui aussi dénoncé la lourdeur administrative.

«Depuis très longtemps que nous tentons de faire comprendre à l’employeur qu’il y a un risque à déplacer nos salariés d’une installation à une autre. Malgré nos efforts, l’employeur a décidé de négliger ce risque et a continué un mouvement de personnel sous prétexte que nos salariés sont habitués de bien porter les équipements de protection individuelle», a-t-il conclu.

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