Interzone: le musée à ciel ouvert revient pour une 9e édition

SHAWINIGAN.  Jusqu’au 30 septembre, Interzone est prêt à raviver sa ruelle sur de nouveau îlots de création. Cette année, les artistes s’affichent aussi dans une vitrine patrimoniale, renouvellent des placardages de 2018, rajeunissent deux murales, en créent une autre et invitent le public à – littéralement –  pédaler ensemble, quatre à la fois.

Au total, 37 îlots accueilleront des œuvres jusqu’au 30 septembre, dont sept nouvelles créations artistiques. 

Le Rouge de Mars, composé de Sylvain Poirier et Yves St-Pierre, présentera une œuvre sculpturale qui aborde cette confiance fragile qui persiste quand tout semble vaciller. 

Pour sa part, l’artiste originaire de Shawinigan Léa Robitaille s’inspirera du lettrage des autobus de l’époque convertis en roulottes à patates pour sa création qui se retrouvera sur la vitrine de la 5e rue de la Pointe. De son côté, Tommy Girard proposera une sérigraphie. 

Trois murales seront également créées en direct: Andrée Godin s’inspirera d’une photo de son enfance; le collectif La Criaillerie célébrera ceux et celles qui avancent malgré les obstacles en évoquant l’envol d’un oiseau-humain, tandis que Wikwasa Newashish Petiquay, la Coop Nitaskinan et le Carrefour Jeunesse emploi de Shawinigan y rappelleront que chaque génération reçoit un héritage à préserver et à faire grandir. 

Aussi, l’artiste Annie Villeneuve présentera son Grand Carrousel le 3 juillet pour le vernissage, ainsi que le 4 juillet de 11h à 18h. L’avenue Tamarac sera fermée pour accueillir cette grande sculpture mobile interactive. 

“Il y a quatre vélos accrochés sur la plateforme circulaire. Quand on s’assoit sur les vélos et qu’on pédale, on fait bouger les animaux sur la plateforme. Annie a travaillé avec des matériaux recyclés et a collaboré avec le Cégep de Shawinigan pour développer le mécanisme”, explique Josette Villeneuve, co-instigatrice d’Interzone.

Comme on le voit dans les musées, chaque œuvre d’Interzone est identifiée par son propre cartel. On y retrouve des informations sur l’artiste et sur sa démarche. 

À aire ouverte, la ruelle Interzone se découvre en déambulant dans l’arrière-cour un peu trash du centre-ville. “Interzone, ça ne ressemble à rien d’autre. Les œuvres nous amènent à voir la ruelle autrement. Les œuvres glorifient le lieu et ça fonctionne très bien. Les artistes sont aussi ravis de participer et de travailler dans des espaces non conventionnels. La ruelle met de l’avant de plus en plus de corpus d’œuvres”, souligne Mme Villeneuve. 

Cette année, l’organisation a fait appel au journaliste du Nouvelliste Sébastien Houle pour écrire le texte qui accompagne la 9  édition. 

Le vernissage aura lieu le vendredi 3 juillet en formule 5 à 7 au 462, avenue Tamarac.