La Librairie Poirier réclame le maintien du financement des livres dans les écoles

ÉDUCATION.  La Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie, propriétaire de la Librairie Poirier et de sa succursale de Shawinigan, interpelle la ministre de l’Éducation Sonia LeBel afin de préserver les enveloppes budgétaires destinées à l’achat de livres dans les écoles québécoises.

Dans une lettre transmise à la ministre, l’organisme dit craindre que les sommes consacrées à l’acquisition d’ouvrages littéraires et documentaires perdent leur statut protégé dans le cadre d’une simplification des règles budgétaires en éducation.

Selon la Librairie Poirier, une telle modification pourrait avoir des conséquences importantes sur le renouvellement des bibliothèques scolaires et des coins lecture dans les classes.

” Les livres ne doivent pas devenir une dépense optionnelle dans les écoles “, soutient le directeur général de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie, Sylvain Paquin. Il estime que les livres jouent un rôle essentiel dans la réussite éducative, le développement du goût de lire et la maîtrise du français.

L’organisation rappelle également que les enveloppes protégées existent déjà pour d’autres secteurs comme le sport et les sorties culturelles, jugeant que ces dimensions sont complémentaires plutôt que concurrentes.

Au-delà des impacts pour les élèves, la Librairie Poirier souligne qu’une disparition du financement dédié pourrait fragiliser les librairies indépendantes. Les achats effectués par les écoles représentent une part importante des activités de plusieurs commerces spécialisés.

Une pétition déposée à l’Assemblée nationale demande par ailleurs au gouvernement du Québec de maintenir l’enveloppe réservée à l’achat de livres et au développement des bibliothèques scolaires.