Le Petit Continental : danser ensemble au cœur de la Mauricie
SAINT-MATHIEU–DU-PARC. Mauricie Arts Vivants (MAV) souhaite faire de l’été 2026 une véritable célébration collective avec Le Petit Continental, un projet participatif de danse qui réunira des citoyens de tous âges autour d’une même chorégraphie. Inspirée de l’œuvre du chorégraphe de renommée internationale Sylvain Émard, cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’organisme de faire vivre la culture autrement, en invitant le public à passer du rôle de spectateur à celui d’acteur.
Issu du Grand Continental — une création qui a déjà rassemblé des centaines de danseurs amateurs à travers le monde —, Le Petit Continental propose une formule adaptée aux réalités régionales. “ C’est un projet qui a été décliné pour de plus petites structures comme la nôtre, avec entre 30 et 50 participants ”, explique Jérémy Verain, fondateur, directeur général et artistique de MAV. Ouvert à tous, sans expérience préalable en danse, le projet s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes, “ jusqu’à ce qu’on ne puisse plus bouger ”, résume-t-il avec humour.
Pendant huit semaines, à raison de deux heures par semaine, les participants seront invités à apprendre et à s’approprier une chorégraphie en collaboration avec Sylvain Émard et une équipe d’artistes. Stéphanie Ribeyreix, artiste en théâtre physique et marionnette, Gabriel Lépine, danseur et musicien de la région, ainsi que Lucy Fandel, chorégraphe et médiatrice culturelle, se joindront au projet pour accompagner les participants dans ce processus. “ On a une très belle équipe, avec des expertises locales et d’autres qu’on est allé chercher à Montréal, pour s’assurer qu’on ait toutes les conditions gagnantes ”, souligne M. Verain.
Les répétitions se dérouleront en août et en septembre à Saint-Mathieu-du-Parc, avant de culminer dans une représentation extérieure gratuite intégrée à la programmation du Festival MAV. Le public sera ensuite invité à se joindre aux danseurs lors d’un “ continental libre ”, dans un esprit festif et inclusif.
Ce type de projet participatif s’inscrit directement dans la mission de MAV. “ On veut offrir une expérience de spectateur, mais aussi une expérience d’acteur. On a envie que les gens s’approprient le festival et y participent ”, affirme Jérémy Verain. L’organisme avait déjà expérimenté cette approche l’an dernier avec un projet de chorale réunissant une cinquantaine de participants sur scène. “ C’était un moment très joyeux, très convivial. On veut recréer cette magie-là, mais cette fois-ci à travers la danse. ”
La discipline occupe d’ailleurs une place importante dans les activités de MAV, tant au festival que tout au long de l’année. Des résidences d’artistes et des ateliers sont régulièrement organisés, notamment dans les écoles primaires de Saint-Élie-de-Caxton et de Saint-Mathieu-du-Parc. “ On a une communauté qui aime beaucoup la danse, qui la pratique et qui s’y intéresse ”, observe M. Verain.
Au-delà de la performance finale, Le Petit Continental mise avant tout sur l’expérience humaine et collective. “ La culture, elle se vit quand on va voir des spectacles, mais aussi au quotidien, à travers la pratique. On a envie de célébrer tous ces artistes amateurs qui font vivre l’art dans notre communauté ”, ajoute-t-il.
Le projet bénéficie d’un appui financier de 14 000 $ du Fonds commun de vitalisation, un soutien jugé essentiel par l’organisme pour permettre la mise en œuvre d’une telle initiative. D’autres partenaires contribuent également à sa réalisation, notamment La Danse sur les routes du Québec.
Le recrutement des participants est prévu en juin. D’ici là, MAV espère susciter l’enthousiasme et convaincre un large éventail de citoyens de se lancer dans l’aventure.
“ C’est un engagement, mais c’est aussi une activité vraiment marquante à vivre, que ce soit en famille ou entre amis ”, conclut Jérémy Verain.
