Dans les coulisses de l’environnement protégé

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Par Patrick Vaillancourt
Dans les coulisses de l’environnement protégé
Claude Vallée est l’homme derrière l’organisation des environnements protégés à Shawinigan, accompagné de nombreux bénévoles et employés. (Photo : courtoisie Olivier Croteau LHJMQ)

ORGANISATION. Bon an mal an, les Cataractes de Shawinigan ont disputé 22 rencontres de leur calendrier régulier. Si les Cats ont pu jouer quatre rencontres en début de saison, les 18 autres matchs se sont déroulés dans un environnement protégé. Du 12 au 18 février dernier, la plus vieille concession de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) accueillait pour une deuxième fois un environnement protégé. L’Hebdo a voulu en connaître plus sur tout ce qui entoure ces fameuses « bulles » en rencontrant celui derrière la planification, le directeur des opérations et des événements spéciaux, Claude Vallée.

D’entrée de jeu, il faut affirmer que les Cataractes ne sont pas étranger à l’organisation de grands événements. Nous avons qu’à penser aux deux Classiques hivernales à Saint-Tite, le repêchage lors du 50e anniversaire de la LHJMQ, ou même les quatre galas de boxe en collaboration avec Eye of the Tiger Management (EOTTM).

« Notre association avec EOTTM nous a apporté le plus gros gala de boxe au Canada avec Adam Braidwood contre Simon Kean. C’était quelque chose de très gros pour nous. Attirer 5000 personnes pour un gala de boxe à Shawinigan, c’est hors du commun! Avec la Régie des alcools, des courses et des jeux, on ne monte pas un gala de boxe comme on veut. Il y a des exigences de la Régie, des promoteurs, des pompiers… Avec la pandémie, c’était d’organiser le même gala, mais avec un échéancier de plus avec la santé publique, et le protocole doit être parfait. Tu ne niaises pas avec la santé publique », affirme Claude Vallée.

Le directeur raconte que lors du gala en octobre dernier, un homme s’est présenté, il a signé tous les registres, un bénévole a pris sa température, mais il n’était pas sur la liste. « Le monsieur a sorti sa carte et c’était un inspecteur pour la santé publique. Quand on dit que la santé publique ne vérifie pas, ce n’est pas vrai! Le protocole qu’on avait avec la LHJMQ, on l’a pris et on l’a appliqué pour le gala. En quelque sorte, ç’a été une bonne pratique avant d’accueillir un environnement protégé de la LHJMQ. »

L’aventure des environnements protégés

La première « bulle » de la LHJMQ s’est déroulé au Centre Vidéotron de Québec, mais les Cataractes lorgnaient aussi ce premier événement. « On en a parlé avec la ligue, et avec le recul, ça aurait probablement été une erreur de l’avoir, avoue M. Vallée. Ça aurait été difficile à 7 équipes, c’était trop gros pour nous. On a regardé ce qui se passait à Québec. Le premier environnement protégé à Shawinigan, on avait accueilli deux équipes, et plus récemment c’était trois. Ça va très bien de cette façon. »

Seulement les joueurs, les membres de l’organisation, les bénévoles, les statisticiens, les descripteurs, deux représentants de la ligue et un photographe sont admis. Les recruteurs n’ont pas accès physiquement aux arénas, tout comme les journalistes. « Même notre président Roger Lavergne et le maire Michel Angers ne peuvent pas rentrer. Il n’y a pas d’erreur à y avoir avec la santé publique, et c’est normal. On joue avec la vie du monde. Le moindre faux pas et c’est terminé », ajoute Claude Vallée.

« C’est gros et c’est though avec beaucoup de pression. On a organisé plein d’événements, ce n’était pas un problème, mais avec la santé publique, les règlements changent chaque jour. C’est plus dur d’organiser un environnement à 4 équipes sur 7 jours qu’une classique hivernale à Saint-Tite avec des mois de préparation. Si on fait un test Covid et qui est positif, tout vient de s’arrêter. La désinfection du centre Gervais auto se fait de deux à trois fois par jour. On parle des chambres, des couloirs, des bancs, parce qu’il n’y a pas juste les matchs, les gars pratiquent aussi », indique le directeur des événements spéciaux.

Après un match, les bénévoles doivent retirer les commanditaires des bandes, pour les remplacer par les commanditaires de l’équipe qui sera à domicile le lendemain pour qu’ils soient visibles pour la webdiffusion.

Pourquoi l’organisation shawiniganaise se démène-t-elle pour organiser un tel environnement? « Premièrement, si on veut que nos gars jouent à la maison et qu’ils restent un peu dans leurs affaires, il faut s’impliquer. Ce n’est pas le fun d’être toujours sur la route, de revenir à Shawi, et de repartir sur la route, c’est fatigant. En même temps, ça fait virer l’économie de notre région avec les hôtels, les restaurants, et les épiceries. Il se dépense de l’argent ici en 7-8 jours », commente M. Vallée.

Les Cataractes ont misé pour accueillir un 3e environnement protégé du 19 au 25 mars prochain. Finalement, d’autres organisations présenterons les événements.

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