De l’école du Rocher à l’Université Bishop’s

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Par Patrick Vaillancourt
De l’école du Rocher à l’Université Bishop’s
Zacharie Michaud (Photo : courtoisie)

BASKETBALL. Zacharie Michaud écrira une nouvelle page d’histoire à la prochaine rentrée scolaire. Il sera le premier joueur de basketball de Shawinigan à faire partie d’une équipe universitaire avec les Gaiters de Bishop’s depuis Nikolas Pronovost en 2007-2008 qui avait évolué avec les Redman de l’Université McGill.

C’est dans le programme Études des sports que Zacharie Michaud entamera son périple universitaire à l’automne prochain. Le Shawiniganais se considère comme un joueur travaillant en basketball, et il avoue avoir été à la bonne place au bon moment afin d’en arriver à son rêve de faire partie d’une équipe universitaire.

Après avoir complété son basketball scolaire à l’école secondaire du Rocher de Grand-Mère, Zacharie a effectué ses deux premières années collégiales au Cégep de Shawinigan, avant de se diriger à sa troisième année vers le Cégep de Sherbrooke.

« J’ai commencé à jouer au basket en secondaire 1. C’est surtout à cause de ma sœur et mon grand frère qui jouaient déjà. C’est devenu plus sérieux en secondaire 2, et à l’été de mon secondaire 3, j’ai commencé à participer à un camp de perfectionnement à Montréal. C’est à partir de là que j’ai pris un step que les autres n’ont pas pris et que j’ai commencé à me démarquer. J’ai vu qu’il y avait un niveau qui n’existait pas en Mauricie. »

Le Shawiniganais indique avoir savouré sa dernière année du secondaire. En plus d’être capitaine de son équipe qui a remporté des tournois au cours de l’année, l’équipe des Pionniers s’est même classée pour le championnat provincial et les gars sont parvenus à terminer huitièmes au Québec.

« Pour le Cégep, c’était un choix évident de rester à Shawinigan. Je n’avais pas fait beaucoup de démarches avec d’autres Cégeps. Je connaissais bien Francis Mondou qui était l’entraîneur. Certains diront que j’ai été malchanceux, mais moi je dis plutôt le contraire. C’était l’année où il y avait plusieurs Français de haut calibre, je n’ai pas pu jouer beaucoup parce que le calibre était vraiment élevé, mais j’ai été chanceux de côtoyer ces joueurs. Ç’a été une grosse année d’apprentissage pour moi et j’ai pu apprendre beaucoup de choses. C’était aussi bon pour moi que d’avoir du temps de jeu. Ce qui a été plate pour ma deuxième année collégiale, c’est que les Français sont partis, et environ 12 nouveaux sont arrivés. Mais le niveau avait baissé. Puis la saison a été coupée par la Covid », raconte le Shawiniganais.

Pour sa troisième année collégiale, Zacharie a pris la décision de se diriger vers le Cégep de Sherbrooke. « Francis (Mondou) quittait comme entraîneur, et je voulais avoir un endroit où je pouvais avoir plus de visibilité. J’avais deux options, puis Sherbrooke c’était vraiment la meilleure place pour moi. »

« L’école, prenez ça au sérieux. »

Zacharie Michaud

Toutefois, en raison des raisons que nous connaissons, le Shawiniganais n’a pas pu goûter aux matchs compétitifs à Sherbrooke. « J’ai même pensé à un moment donné de m’acheter un petit panier pour accrocher à ma porte de mon appartement en résidence », lance Zacharie en riant.

Au bon endroit au bon moment

Cette décision a toutefois eu un impact direct sur la carrière du jeune de 19 ans. « Mon entraîneur du Cégep de Sherbrooke m’a beaucoup aidé. J’ai envoyé des courriels aux universités du Québec et dans les Maritimes. Bishop’s est l’université qui a démontré un intérêt concret. C’était quand même difficile de se faire valoir en temps de pandémie comme on ne jouait pas. Les gens de Bishop’s ont pu me voir pratiquer dans le gym avec mon coach du Cégep, alors je crois que ça m’a aidé. Ils ont vu que j’étais un gars qui travaillait fort et qui prenait le basket au sérieux. J’ai pris des risques et ç’a payé. »

Toutefois, le Shawiniganais n’a eu aucune promesse de l’université anglophone. « Les entraîneurs m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas me garantir un poste dans sur l’équipe des 12 joueurs. Mais ils veulent que je travaille plus que les autres, que je mette beaucoup de temps dans le gym, et de m’adapter au niveau universitaire. Mon objectif est surtout d’avoir du temps de jeu lors de ma deuxième année universitaire et progresser avec mon rôle dans l’équipe. »

Des remerciements et un message

Le Shawiniganais a tenu à souligner l’apport de ses premiers entraîneurs à l’école secondaire du Rocher avec Patrick Richard et Yves Renaud. « Ce sont vraiment eux qui m’ont donné la piqure du sport au début. Pour le basketball à Shawinigan on est vraiment chanceux d’avoir l’école du Rocher avec les efforts qui sont mis pour avoir un bon programme et des bonnes installations. Si j’avais été à une autre école secondaire, je ne crois pas que je serais où je suis. »

« Si j’ai un message, c’est être organisé, demander des conseils à des entraîneurs qui ont de l’expérience, et le plus important, c’est de prendre l’école au sérieux et d’avoir des bonnes notes. Pour un coach universitaire, c’est vraiment quelque chose qui peut faire pencher la balance. L’école, prenez ça au sérieux. »

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