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Delastek désire contester la décision arbitrale

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Par Patrick Vaillancourt
Delastek désire contester la décision arbitrale
Delastek. (Photo : (Photo L'Hebdo archives))

CONFLIT. Après un conflit de travail de près de trois ans qui s’est finalement réglés en arbitrage au début du mois de juin dernier, l’entreprise Delastek à l’intention de contester la décision de l’arbitre Denis Provençal.

Selon le directeur Claude Lessard, 80% des points sont acceptables. «Ce sont les employés qui ont décidé de sortir en grève, si 80% des points en litige avaient été réglés,  ils n’auraient même pas fait un mois en grève. Il y a quelques points qui n’ont pas de sens dans la décision de l’arbitre et qui sont plus ou moins acceptables, et c’est notre droit de contester la décision. Je ne veux pas aller trop loin dans les détails ou mes commentaires»

Les 25 employés représentés par le syndicat d’Unifor sont toujours au travail à l’usine de Shawinigan. «On a encore des bons employés, la majorité travaille bien et on a quand même une bonne relation. L’important c’est que ça aille de l’avant et que ça s’améliore au niveau des relations de travail, c’est mon plus grand souhait», ajoute M. Lessard.

«Après 1073 jours de grève, il avait été décidé par les deux parties de soumettre le renouvellement de la convention collective des employés de Delastek au processus d’arbitrage de différend pour régler les dispositions de la convention collective toujours en litige. Nous apprenons maintenant que l’employeur préfère s’engager dans une saga judiciaire au lieu de faire des relations de travail», a déclaré Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor.

Au surplus, l’employeur demande à Unifor de consentir à suspendre l’application de la décision arbitrale dans l’attente du résultat de sa contestation. «Il est inacceptable que l’employeur agisse ainsi», a indiqué monsieur Gagné. «La section locale est même prête à des aménagements s’il devenait nécessaire de revoir certaines dispositions liées à la décision à la condition d’une entente entre les parties. Mais nous n’en sommes pas là à ce moment-ci. Le message de cette contestation est extrêmement négatif. Est-ce que Delastek veut maintenir un conflit de travail perpétuel, c’est à se le demander», s’interroge le dirigeant syndical.

À l’heure actuelle, Unifor entend contester les demandes non fondées de Delastek et compte faire appliquer sans délai la sentence arbitrale, laquelle est exécutoire.

Rappelons que les membres de la section locale 1209 du syndicat Unifor ont déclenché une grève le 1er avril 2015. En mars 2018 après près de trois ans de grève, ils acceptaient de mettre fin au conflit suite à une entente avec l’employeur afin de recourir à l’arbitrage pour décider des points toujours en litige dont notamment le partage entre le travail en recherche et développement et la production, la sous-traitance, etc.

Parmi les faits saillants dans la décision de l’arbitre, on retrouve notamment:

  • Ancienneté préférentielle pour le président de la section locale;
  • Un membre supplémentaire rémunéré lors des séances de négociation;
  • Bonification des libérations syndicales;
  • Augmentation des primes;
  • Congés mobiles : 1 an = 1 mobile, 10 ans = 2 mobiles, 15 ans = 3 mobiles;
  • Vacances: une 5e semaine de vacances pour les salariés de 20 ans d’ancienneté;
  • Santé-sécurité: rencontre à tous les mois avec les pouvoirs prévus par la loi pour le comité (auparavant aucune fréquence n’était prévue);
  • Bonification de 25$ de l’allocation des chaussures de sécurité;
  • Assurance collective: le syndicat obtient tous les droits notamment le choix du courtier et de l’assureur en plus de bonification de certaines protections;
  • Salaire rétroactif à compter du retour au travail soit le 12 mars 2018;
  • Bonification salariale variant entre 1,20 $/heure et 5,30 $/heure en fonction des divers postes occupés et de l’ancienneté des travailleurs;
  • Établissement d’une nouvelle échelle salariale comportant une progression maximale de deux ans afin d’obtenir le maximum de la classe;
  • Augmentation de 2% pour les deux prochaines années pour un contrat de trois ans;
  • Possibilité pour les travailleurs de cotiser au Fonds de solidarité FTQ.
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