Des kayakistes olympiens à l’entraînement à Shawinigan

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Par Bernard Lepage
Des kayakistes olympiens à l’entraînement à Shawinigan
Entourant le Shawiniganais Mathieu St-Pierre qualifié pour les Jeux paralympiques, on retrouve l'entraîneur-chef de l'équipe nationale masculine de kayak, Mathieu Pelletier; Simon McTavish (K4 500 mètres), Brian Malfesi (K2 1000 mètres) et Vincent Jourdenais (K2 1000 mêtres). (Photo : L'Hebdo / Bernard Lepage)

KAYAK. Les Shawiniganais ont l’occasion exceptionnelle d’assister jusqu’à la mi-juillet aux entraînements de membres de l’équipe nationale masculine de kayak dans le bassin de la rivière Saint-Maurice, à la hauteur du secteur Shawinigan-Sud.

La délégation d’athlètes de haut niveau est composée des quatre kayakistes du K4 500 mètres,  Mark De Jonge (médaille de bronze aux JO de Londres en 2012), Nick Matveev, Simon McTavish et Pierre-Luc Poulin; du duo qui défendra les couleurs du Canada au K2 1000 mètres, Vincent Jourdenais et Brian Malfesi; et bien sûr du Shawiniganais Mathieu St-Pierre qui s’est qualifié pour les Jeux paralympiques Ces neuf Olympiens s’entraînent en compagnie de deux kayakistes de la relève, Laurent Lavigne et Alex Scott.

Ouvrant la conférence de presse, le maire Michel Angers a salué la détermination des athlètes présents, mais a eu aussi une pensée pour Lise Lapointe, fondatrice du Club de canotage de Shawinigan. «Elle a toujours rêvé d’accueillir les membres de l’équipe olympique. Nous y voilà aujourd’hui», a-t-il salué.

Pour le Club de canotage de Shawinigan, c’est une rare opportunité de démontrer tout le potentiel de son site. L’entraîneur de l’équipe nationale masculine n’a d’ailleurs pas manqué de le mentionner. «C’est un plan d’eau incroyable, mentionne Mathieu Pelletier, un natif de Cap-de-la-Madeleine qui en connaît déjà pas mal au sujet de la rivière Saint-Maurice.

«Tout comme Lise Lapointe, je réalise un rêve en emmenant les gars ici. J’ai toujours cru en la capacité de la région d’être l’hôte de l’équipe nationale. On pense souvent que tout ce qui est national doit être dans les grands centres, mais pour un sport de plein air, c’est peut-être plus approprié d’être en région. On est comme à la maison ici. On n’a rien de plus à demander. Les gars apprécient la place. On a les mêmes facilités qu’en ville, mais sans les inconvénients comme le trafic», complimente-t-il.

Sauf pour les jours de relâche, la dizaine d’Olympiens s’entraîne tous les matins du côté de Shawinigan-Sud. «On commence généralement vers 9h», souligne Mathieu Pelletier. L’après-midi, ça varie et on n’est pas toujours sur l’eau. Il faut faire aussi attention au soleil. Quelquefois, on va sur d’autres portions de la rivière pour changer la monotonie de l’entraînement.»

Entraîneur durant une vingtaine d’années du Club de canoë-kayak de vitesse de Trois-Rivières, le Trifluvien a eu une promotion en 2020 en devant assistant-entraîneur de l’équipe nationale. Puis l’entraîneur-chef a dû démission pour des raisons de santé, donnant l’occasion à Mathieu Pelletier d’accéder aux commandes à quelques mois des Jeux olympiques de Tokyo. «Je suis comme Dominique Ducharme avec le Canadien, c’est-à-dire que je suis entraîneur-chef par intérim», sourit en terminant le principal intéressé.

L’équipe nationale masculine demeurera à Shawinigan jusqu’au 18 juillet, jour où elle mettra le cap au bassin olympique de Montréal pour une dernière semaine d’entraînement avant le grand départ pour Tokyo.

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