Des producteurs de sirop d’érable bio

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Par Sandra Lacroix

Fierté de notre pays, le sirop d’érable est un élément présent sur beaucoup de tables dans la région. Dans la mentalité des gens, ce produit est pratiquement toujours considéré comme «biologique», puisqu’il provient directement de l’arbre. Ce n’est cependant pas le cas pour plusieurs raisons, mais depuis quelques années, de plus en plus d’érablières tendent vers la production de sirop d’érable biologique.

Au Québec, on retrouve 270 entreprises acéricoles certifiées biologiques. En Mauricie, on en compte huit. Fait assez surprenant, au Québec, on dénombre 13 466 entailles alors que dans la région, on en dénombre 11 570. Apparemment, les producteurs de sirop d’érable biologique de la Mauricie sont peu nombreux mais très efficaces!

Obtenir une certification biologique

Pour être certifié biologique, il faut rencontrer de nombreux critères, de l’aménagement de l’érablière, la fertilisation, l’entaillage, le choix de l’équipement, et bien d’autres normes.

Il est important de tenir un registre précis et régulier, de posséder un équipement moderne à la fine pointe de la technologie, et de respecter toutes les normes biologiques à toutes les étapes du processus de fabrication du sirop.

Stéphane Auger et Line Denis sont propriétaires de l’Érablière du Zec inc. à Sainte-Thècle et produisent du sirop biologique depuis maintenant six ans, certifiés Ecocert Canada. «On vit de la nature et c’est important pour nous, c’est une fierté de faire du sirop d’érable biologique», affirme Line Denis, propriétaire.

La certification biologique vise à reconnaître la qualité des produits qui répondent aux standards. Par exemple, l’entaillage est important (diamètre de l’arbre, profondeur de l’entaille, chalumeau utilisé) pour s’assurer de bien préserver l’arbre. Les matériaux utilisés, (le cuivre et l’acier galvanisé sont interdits), les soudures effectuées et les peintures utilisées, tout est pris en compte. «Ça part de l’entaille de l’érable, aux chalumeaux, aux bassins en stainless ou en fibre de verre, les osmoses, etc. Ici nous ne faisons pas la coupe du bois, mais encore là, il y aurait d’autres critères. Si un cultivateur voisin utilisait des pesticides, cela m’affecterait aussi», mentionne Stéphane Auger, propriétaire.

Cependant, il est évident que devenir producteur biologique peut s’avérer dispendieux, surtout si l’équipement est en place depuis plusieurs années et qu’il ne rencontre pas nécessairement les normes. «Celui qui fait du sirop depuis 20 ans, que ses pans sont soudées au plomb, etc., c’est certain que devenir bio va lui coûter plus cher», explique M. Auger.

Néanmoins, un produit biologique permet de s’assurer d’un produit santé d’une excellente qualité, du goût authentique, et qui touche de plus en plus d’adeptes du virage bio.

En effet, le sirop d’érable biologique est vendu à un prix plus élevé que le sirop dit traditionnel. Dans les années antérieures, le sirop bio était vendu 0,15$ la livre de plus. En 2009, ce prix a augmenté à 0,20$ la livre de plus que le sirop d’érable traditionnel.

Ainsi, la fabrication d’un sirop d’érable biologique permet de mettre en valeur la saveur naturelle de l’érable, en respectant des processus stricts et contrôlés.

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