Des vitraux pour l’église St-Théophile

Par Antoine Tremblay

La détermination d’une vingtaine de bénévoles a permis à la petite église St-Théophile du secteur Lac-à-la-Tortue de se doter d’un nouvel argument pour attirer les visiteurs. Après trois ans de travail assidu, les paroissiens ont inauguré le 13 septembre dernier une œuvre d’art unique : un mur séparateur en vitrail représentant des tableaux religieux. Des parcelles de l’histoire de la municipalité de Lac-à-la-Tortue y sont également représentées.

C’est le curé Carmel Paquin qui avait demandé à ce qu’il y ait une cloison séparatrice à l’entrée de l’église afin d’y aménager une aire de réception. En plus de créer une zone intimiste, celle-ci permet de protéger les fidèles du froid l’hiver. Une séparation complète en bois avec portes existait à l’époque, mais elle a été enlevé il y plusieurs années.

Toute la conception de ce mur, de la structure jusqu’à la finition, a une signification particulière. Les arches de métal font référence au Lac-à-la-Tortue qui servait autrefois de mine de fer, la forme de celle-ci qui reprend celle des portes extérieures et les boiseries s’agencent avec les teintes des bancs de l’église. Chaque vitrail affiche des couleurs rappelant un élément clé.

La plupart des bénévoles n’avaient aucune expérience dans le vitrail avant de commencer cette réalisation. Le chargé du projet, Gilles Martel, explique que «le vitrail est un procédé simple, mais qu’il faut de la patience. J’avais 2 ans d’expérience dans ce domaine. J’ai invité le professeur qui m’a donné des cours à venir enseigner aux autres personnes les rudiments du vitrail. Au bout du compte, chaque personne a trouvé ses forces et ses faiblesses et le projet s’est très bien déroulé», déclare-t-il.

M. Martel ajoute que ce mur est une architecture qui s’incorpore très bien avec le «design» de l’église. «Elle combine beauté et fonctionnalité. Un vide nécessaire est laissé au sommet pour permettre une libre circulation de l’air et un meilleur chauffage de l’église», précise-t-il.

Le curé de la paroisse a qualifié le travail des gens de miracle. «C’est une œuvre qui vient rehausser le patrimoine religieux de notre église. Nous avons une population formidable», a-t-il déclaré.

La réalisation de ce projet a été rendue possible grâce à la participation de plusieurs commanditaires. Grâce à ces appuis financiers, le mur de vitraux n’a rien couté aux paroissiens. Gilles Martel estime que la valeur d’une telle œuvre d’art peut avoisiner les 75 000 $.

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