Élan de générosité pour des étudiantes en éducation à l’enfance

Par Redaction Shawinigan
Élan de générosité pour des étudiantes en éducation à l’enfance
Sophie Dufresne, Kassandra Lemire (enseignante), Meggy Dupont, Noémie Cossette et Maude Slater, adjointe et chargée de projets pour Coude à Coude. En avant-plan, on retrouve Yves Lapointe, Félix Lapointe et Michèle Lafontaine, tous les trois de l’organisme J’ai mon appart’. En arrière-plan, on retrouve les étudiantes Rebecca Lefebvre, Myriam Blanchette-Lampron, Allyson Garceau, Megan Quessy et l’enseignante Dominic Croisetière. (Photo : courtoisie)

Sept étudiantes en Techniques d’éducation à l’enfance au Cégep de Shawinigan ont fait don de l’argent amassé par leur campagne de financement, qui devait être destiné à leur voyage de coopération internationale, à deux organismes de la région.

C’est qu’en temps normal, les étudiantes du programme de Techniques d’éducation à l’enfance (TÉE) auraient été dans les derniers préparatifs de leur voyage de coopération internationale au Guatemala. Mais dans cette année particulière, le voyage a évidemment dû être annulé.

Malgré tout, Myriam Blanchette Lampron, Noémie Cossette, Sophie Dufresne, Meggy Dupont, Allyson Garceau, Rebecca Lefebvre et Megan Quessy ont trouvé une généreuse alternative pour entretenir cette volonté de coopérer qui les anime.

Ces sept étudiantes, accompagnées de leurs enseignantes Kassandra Lemire et Dominic Croisetière, ont choisi de verser les 3570$ amassés à deux organismes communautaires de Shawinigan: le projet d’appartements supervisés J’ai mon appart’ et la Maison d’entraide pour familles et Centre de pédiatrie sociale en commun Coude à Coude.

«Dès que nous avons commencé à planifier le voyage de coopération internationale au printemps dernier, collectivement, nous avions déjà pris entente de remettre l’argent amassé à des organismes locaux si le projet original ne pouvait avoir lieu, explique Dominic Croisetière, enseignante en Techniques d’éducation à l’enfance. Lors d’un voyage de coopération internationale, nos étudiantes doivent faire preuve d’un grand sens de l’adaptation tout au long de leur séjour, sortant souvent de leur zone de confort pour faire face à l’imprévu. Bien que ce soit vraiment dommage que le voyage de coopération internationale de cette année ait été annulé, les étudiantes l’auront vécu d’une autre manière. Elles ont appris tout au long de ce processus et elles ont évolué là-dedans.»

C’est le 22 mars que s’est tenue la remise de dons d’un total de 3570$ à ces deux organismes de la région. «C’était vraiment un moment touchant! Les étudiantes étaient fières de remettre les dons aux deux organismes. Elles ont senti qu’elles faisaient une différence!», ajoute Mme Croisetière.

 

J’ai mon appart

Le lien entre les étudiantes de Techniques d’éducation à l’enfance et Michèle Lafontaine, instigatrice du projet J’ai mon appart’, s’est créé dans le cadre du cours Intégration des enfants à besoins particuliers du programme de Techniques d’éducation à l’enfance. L’intérêt de Mme Lafontaine pour ce programme d’études est d’autant plus grand, elle qui y a déjà enseigné au Cégep de Shawinigan.

«Plus tôt cette année, Dominic Croisetière m’avait sollicitée pour que je participe à un entretien Zoom avec les étudiantes de son cours pour parler de l’inclusion de mon fils Félix puisqu’elles étaient intéressées à entendre parler de l’intégration des personnes handicapées en service de garde, explique Michèle Lafontaine, aussi maman un jeune homme de 27 ans vivant avec une déficience intellectuelle. Les étudiantes s’étaient vraiment intéressées à la réalité des personnes qui sont en situation d’handicap et les échanges avaient été très stimulants.»

Les étudiantes en TÉE ont fait le choix de remettre ce don à J’ai mon appart’ puisqu’elles ont été touchées par l’histoire de Félix et de l’importance de l’inclusion des personnes handicapées dès leur tout jeune âge.

«Lorsque nous nous sommes rendus au Cégep pour recevoir le don de la part des étudiantes, c’était une journée très spéciale. Félix connaissait certaines des étudiantes présentes puisqu’il était allé à l’école avec elles lorsqu’il était plus jeune. Il était tellement content que des étudiantes du Cégep pensent au projet J’ai mon appart’. Tout ça, ça donne beaucoup de sens à l’inclusion des personnes qui ont une déficience intellectuelle, autant à la garderie, qu’à l’école secondaire et que dans le milieu de travail», avoue Mme Lafontaine.

Le montant offert en don par les étudiantes en TÉE fait partie de la contribution du milieu que devait amasser l’organisme pour pouvoir construire l’immeuble d’appartements supervisés du projet J’ai mon appart’.

«Cet argent-là va servir directement à la construction de l’immeuble, dont l’ouverture est prévue pour décembre 2021. Le don des étudiantes fait partie intégrante de la réalisation du projet J’ai mon appart’», indique Mme Lafontaine.

Le projet J’ai mon appart’ a pour objectif de construire à Shawinigan un immeuble de 12 logements à prix modique qui permettra à des adultes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme de vivre en appartement supervisé et de bénéficier de services adaptés répondant à leurs besoins d’autonomie et d’autodétermination.

Coude à coude

Maude Slater, adjointe et chargée de projets pour Coude à Coude, avoue que ses collègues et elle ont été touchés par l’initiative collective des étudiantes en TÉE et elle les remercie grandement.

«C’est plus de 190 enfants qui bénéficient actuellement d’un suivi en pédiatrie sociale. La crise actuelle n’a fait qu’accroître les problématiques de santé globales vécues par les enfants fréquentant notre centre. Plus que jamais, c’est ensemble que notre portée prend toute sa valeur. Bien qu’il soit malheureux que le projet original du groupe n’ait pu avoir lieu en raison du contexte, il s’agit d’une opportunité pour découvrir des organismes locaux et par le fait même, soutenir des familles issues de notre communauté. Grâce à l’engagement de la population, le filet social que l’on tisse autour des enfants et de leur famille se renforce et s’élargit», mentionne Mme Slater.

Le don reçu permettra à plusieurs enfants du centre de pédiatrie sociale de découvrir de nouvelles activités et de vivre une expérience axée sur le succès en participant à un camp de jour estival. Coude à Coude se dit persuadé que ces occasions favorisent la confiance en soi et l’autonomie dans un contexte propice aux jeux ainsi qu’au plaisir.

Coude à Coude offre aux enfants un espace stimulant et rassembleur pour développer leur plein potentiel et répondre à leurs besoins spécifiques.

«C’est un point d’ancrage chaleureux pour les familles et une plus-value inestimable pour notre communauté. L’appui et la contribution des étudiantes nourrissent donc notre volonté à enrichir toujours davantage nos activités et de continuer à soigner, apaiser et accompagner les familles avec bienveillance», ajoute Mme Slater.

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